NEC,Hitachi et Casio pourraient fusionner leur téléphonie mobile

vendredi 28 août 2009 08h31
 

TOKYO (Reuters) - Les trois groupes japonais NEC, Hitachi et Casio ont entamé des négociations en vue d'une fusion de leurs activités de téléphonie mobile afin de réduire leurs coûts de développement dans un marché saturé, apprend-on de plusieurs sources.

Aucune décision n'a encore été prise, ont indiqué quatre sources proches des discussions, qui souhaitaient garder l'anonymat, n'étant pas autorisées à évoquer le sujet.

En fin de séance vendredi, le titre Casio gagnait plus de 7%, tandis qu'Hitachi prenait 1,5% et que NEC restait stable.

Selon un article du quotidien Yomiuri, NEC pourrait se séparer de sa branche téléphonie mobile et la fusionner avec la coentreprise déjà existante entre Hitachi et Casio, prenant ainsi une part majoritaire de la nouvelle entité.

Les trois entreprises ont affirmé par communiqué n'avoir encore rien décidé. Si elles décident finalement de regrouper le développement et la production de combinés, elles pourraient donner naissance au numéro deux japonais du secteur, tout près du leader Sharp.

Le marché du téléphone mobile n'est plus en croissance au Japon, mais sa compétitivité implique que les producteurs doivent encore faire face à des coûts de développement estimés à environ 10 milliards de yens (74 millions d'euros) par nouveau combiné.

Confronté à des pertes, NEC a dû se retirer des marchés internationaux et a une part de marché de 12% au Japon. Le groupe assemble des combinés pour Softbank et NTT DoCoMo et travaille en coentreprise avec Panasonic pour développer de nouveaux modèles.

Hitachi, dont la part de marché atteint 3,7%, fournit l'opérateur KDDI et Casio, avec 4,6% du marché, approvisionne également KDDI et Softbank.

Mayumi Negishi, version française Gregory Schwartz

 
<p>Les trois groupes japonais NEC, Hitachi et Casio ont entam&eacute; des n&eacute;gociations en vue d'une fusion de leurs activit&eacute;s de t&eacute;l&eacute;phonie mobile afin de r&eacute;duire leurs co&ucirc;ts de d&eacute;veloppement dans un march&eacute; satur&eacute;, selon plusieurs sources. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea</p>