Le front contre la numérisation de livres par Google enfle

samedi 22 août 2009 13h39
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Microsoft et Yahoo! ont rejoint un groupement qui conteste une décision de justice autorisant Google à numériser des millions de livres.

Ces deux géants ont ainsi intégré l'Open Book Alliance, composée d'organismes non lucratifs et de bibliothèques.

"C'est exact. Nous avons accepté de participer à la coalition", a dit vendredi un porte-parole de Microsoft. Une porte-parole de Yahoo a également confirmé la mobilisation du groupe internet.

Amazon.com aurait également rejoint l'alliance mais une porte-parole a dit: "Nous ne commentons ni les rumeurs ni les conjectures".

Les opposants à Google affirment que si le service de numérisation des livres s'impose à l'avenir comme une nécessité pour les bibliothèques, elles risquent d'être exposées à un monopole.

Ils ajoutent qu'en outre Google, et seulement lui, aurait alors le droit de numériser ce qu'on appelle les oeuvres orphelines, ce qui poserait un problème de concurrence.

Ces oeuvres sont couvertes par le droit d'auteur mais sans que l'on sache exactement qui les détient.

"L'accord n'est pas exclusif. S'il est amélioré par les tribunaux, il ouvrira un accès à des millions de livres aux USA", réplique Gabriel Stricker, un porte-parole de Google. "Cet accord s'attache à introduire plus de concurrence dans l'espace du livre numérique; on peut donc facilement comprendre que nos concurrents se démènent pour empêcher qu'il y ait plus de concurrence", ajoute-t-il.

L'accord est actuellement examiné par le département de la Justice des Etats-Unis, par la Commission européenne et par des procureurs américains.   Suite...

 
<p>Microsoft et Yahoo! ont rejoint le groupement Open Book Alliance qui conteste une d&eacute;cision de justice autorisant Google &agrave; num&eacute;riser des millions de livres. Les opposants affirment que si le service de num&eacute;risation des livres s'impose &agrave; l'avenir comme une n&eacute;cessit&eacute; pour les biblioth&egrave;ques, elles risquent d'&ecirc;tre expos&eacute;es &agrave; un monopole. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Segar</p>