August 11, 2009 / 7:00 PM / in 8 years

Publicis dit que l'achat de Razorfish peut être relutif en 2010

5 MINUTES DE LECTURE

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Publicis a dit mardi espérer que le rachat de l'agence de publicité sur internet Razorfish à Microsoft pour environ 530 millions de dollars (374 millions d'euros) sera légèrement relutive dès 2010, tablant sur un impact positif d'au moins 4 à 5% en 2011.

L'acquisition de Razorfish, annoncée dimanche, permettra au troisième groupe publicitaire mondial d'atteindre avec un an d'avance l'objectif de réaliser un quart de son chiffre d'affaires dans le numérique, le seul support encore en croissance malgré la crise. (Plus de détails: )

"En prenant une hypothèse conservatrice dans laquelle nous ne bénéficions que d'une partie des synergies de coûts, (l'acquisition sera) dilutive de 1-2% en 2010. Mais on l'espère légèrement relutive", a précisé Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis. "Pour 2011, elle devrait être relutive au minimum de 4-5%".

L'acquisition de Razorfish, jugée stratégiquement avisée par les analystes, a permis à l'action Publicis de s'adjuger 4,3% lundi, avant de succomber à des prises de bénéfice mardi, pour finir en recul de 2% à 25,45 euros, donnant une capitalisation de cinq milliards d'euros environ. Elle a rebondi de 38% depuis le début de l'année.

Le prix payé par Publicis représente environ 1,4 fois le chiffre d'affaires 2008-2009 d'environ 380 millions de dollars de Razorfish.

Maurice Lévy s'est dit confiant dans la capacité de Publicis d'améliorer la marge de Razorfish, qui s'est établie à 10,1% en 2008-2009.

INTÉGRATION "RELATIVEMENT FACILE"

Maurice Lévy a précisé qu'il s'attendait à ce que l'intégration de Razorfish soit "relativement facile", sans coûts additionnels autres que les frais traditionnels liés à une acquisition.

L'alliance stratégique sur cinq ans qui permet à Publicis d'acheter à Microsoft à des conditions favorables des espaces publicitaires sur internet et des liens sponsorisés en échange d'un montant d'investissement minimum faisait craindre aux analystes d'éventuels conflits d'intérêts.

"Ce n'est pas quelque chose qui pourrait compromettre notre position de neutralité (...), sur laquelle nous avons bâti notre réputation", a expliqué Maurice Lévy, en précisant ne pas pouvoir fournir de détails financiers sur cette alliance.

David Kenny, directeur général de VivaKi, qui regroupe les activités de Publicis dans le numérique, a précisé que Publicis n'avait pas de relation forte avec la majeure partie des clients de Razorfish, parmi lesquels figurent Microsoft, Ford, Dell, McDonald's et Starwood Hotels.

L'accord avec Microsoft, noué en juin au festival publicitaire des Cannes Lions et étendu avec l'acquisition de Razorfish, intervient après une alliance conclue en janvier 2008 avec Google, notamment via sa filiale DoubleClick.

Maurice Lévy a précisé qu'Eric Schmidt, le patron de Google, avait apporté son soutien à cette alliance nouée avec Microsoft, qui a lancé en juin le moteur de recherche Bing pour le concurrencer sur le terrain des liens sponsorisés sur internet.

"Nous ne voulons pas concurrencer DoubleClick", a souligné de son côté David Kenny.

Maurice Lévy a également confirmé que l'activité de Publicis avait touché son point bas fin juin et qu'elle devrait désormais connaître une lente remontée.

Publicis a réalisé au premier semestre 20,8% de son chiffre d'affaires dans le numérique, qui a affiché une croissance organique de 5,7%, à comparer à un recul de 6,6% pour l'ensemble du groupe.

Edité par Marc Angrand

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