Le chiffre d'affaires trimestriel de Microsoft en baisse de 17%

jeudi 23 juillet 2009 23h50
 

NEW YORK (Reuters) - Microsoft fait état d'une baisse de 17% de son chiffre d'affaires au quatrième trimestre, un repli bien supérieur à ce qu'anticipaient les marchés.

Le numéro un mondial du logiciel a indiqué qu'il ne percevait pas de reprise dans le secteur technologique avant l'année prochaine en dépit de signaux contraires envoyés par d'autres acteurs du segment

"Le climat restera difficile durant l'année calendaire", a déclaré le directeur financier Christopher Liddell dans un entretien téléphonique.

L'éditeur des systèmes d'exploitation Windows a fait état d'un bénéfice net de 3,045 milliards de dollars, 34 cents par action, contre 4,297 milliards, 46 cents un an auparavant.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice ressort à 38 cents par action, soit deux cents de plus que ce qu'anticipaient les analystes interrogés par Reuters.

Les ventes sont quant à elles tombées à 13,1 milliards de dollars, là où le consensus tablait en moyenne sur 14,48 milliards de dollars. C'est la première fois dans l'histoire du groupe de Richmond qu'il fait part d'une baisse de son chiffre d'affaires.

Microsoft explique ce résultat décevant par la fragilité du marché des PC et des serveurs. Elle se traduit notamment par un repli des ventes de son système d'exploitation Windows.

Il annonce en outre de nouvelles mesures de restructuration, qui passeront par la suppression de 5.000 postes.

Microsoft lancera le 22 octobre une nouvelle version de son système d'exploitation, Windows 7, mais son directeur financier reconnaît qu'il ne sera pas en mesure, à lui seul, de relancer les ventes de PC.

Son titre perdait 8% à 23,44 dollars jeudi dans les transactions d'après-Bourse après avoir clôturé à 25,56 dollars.

Bill Rigby, version française Nicolas Delame

 
<p>Evoquant la fragilit&eacute; du march&eacute; des PC et des serveurs, Microsoft a fait &eacute;tat jeudi d'une baisse de 17% de son chiffre d'affaires au quatri&egrave;me trimestre &agrave; 13,1 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient en moyenne sur 14,482 milliards. /Photo d'archives/REUTERS/Rick Wilking</p>