STMicro créera 650 postes dans l'Isère avec son projet Nano2012

vendredi 17 juillet 2009 21h27
 

par Gilles Guillaume

CROLLES, Isère (Reuters) - STMicroelectronics a annoncé que le projet Nano2012 consacré aux nanotechnologies de dernière génération pour l'électronique et financé par le public et le privé entraînerait la création d'environ 650 emplois à Crolles et dans la région de Grenoble.

Carlo Bozotti, P-DG du fabricant franco-italien de semi-conducteurs, a également indiqué, à l'occasion du lancement officiel de ce programme, que son groupe s'était engagé à investir sur le site de Crolles un peu plus de 880 millions d'euros (1,25 milliard de dollars) sur cinq ans dans les équipements et le développement de la capacité de production.

STMicro s'est en outre engagé à consacrer 2,3 milliards d'euros aux dépenses de Recherche & Développement d'ici 2012, a-t-il ajouté devant la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et les élus locaux.

"Malgré son nom, Nano2012 n'est surtout pas un programme de petite taille", a déclaré Carlo Bozotti. "En maitrisant nos technologies avancées, nous assurons notre capacité d'innovation et, plus important encore, notre indépendance stratégique et celle de nos clients."

STMicro, qui compte supprimer par ailleurs 5.400 emplois dans le monde en 2009 pour faire face à la crise, publiera ses résultats du deuxième trimestre le 28 juillet.

UNE PISTE POUR LE FUTUR EMPRUNT ?

Nano2012 succède au programme Crolles II et vise à conforter la position de leader européen du site dans les technologies de production de semi-conducteurs.

Doté d'une unité de fabrication de galettes de silicium de 300 mm de diamètre, la dernière génération, le pôle de Crolles travaille actuellement sur des gravures de circuits imprimés aussi fines que 32 nanomètres, et vise 22 nanomètres à l'horizon 2012. Un cheveu est 2.000 fois plus épais.   Suite...

 
<p>STMicroelectronics a annonc&eacute; que le projet Nano2012 consacr&eacute; aux nanotechnologies de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration pour l'&eacute;lectronique et financ&eacute; par le public et le priv&eacute; entra&icirc;nerait la cr&eacute;ation d'environ 650 emplois &agrave; Crolles et dans la r&eacute;gion de Grenoble. "La d&eacute;marche strat&eacute;gique, c'est que la France ait un coup d'avance pour le coup d'apr&egrave;s", a d&eacute;clar&eacute; de son c&ocirc;t&eacute; Christine Lagarde &agrave; l'issue de la visite du site. /Photo d'archives/REUTERS/Lee Jae-Won</p>