17 juillet 2009 / 17:34 / dans 8 ans

STMicro créera 650 postes dans l'Isère avec son projet Nano2012

<p>STMicroelectronics a annonc&eacute; que le projet Nano2012 consacr&eacute; aux nanotechnologies de derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration pour l'&eacute;lectronique et financ&eacute; par le public et le priv&eacute; entra&icirc;nerait la cr&eacute;ation d'environ 650 emplois &agrave; Crolles et dans la r&eacute;gion de Grenoble. "La d&eacute;marche strat&eacute;gique, c'est que la France ait un coup d'avance pour le coup d'apr&egrave;s", a d&eacute;clar&eacute; de son c&ocirc;t&eacute; Christine Lagarde &agrave; l'issue de la visite du site. /Photo d'archives/REUTERS/Lee Jae-Won</p>

par Gilles Guillaume

CROLLES, Isère (Reuters) - STMicroelectronics a annoncé que le projet Nano2012 consacré aux nanotechnologies de dernière génération pour l’électronique et financé par le public et le privé entraînerait la création d‘environ 650 emplois à Crolles et dans la région de Grenoble.

Carlo Bozotti, P-DG du fabricant franco-italien de semi-conducteurs, a également indiqué, à l‘occasion du lancement officiel de ce programme, que son groupe s’était engagé à investir sur le site de Crolles un peu plus de 880 millions d‘euros (1,25 milliard de dollars) sur cinq ans dans les équipements et le développement de la capacité de production.

STMicro s‘est en outre engagé à consacrer 2,3 milliards d‘euros aux dépenses de Recherche & Développement d‘ici 2012, a-t-il ajouté devant la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, et les élus locaux.

“Malgré son nom, Nano2012 n‘est surtout pas un programme de petite taille”, a déclaré Carlo Bozotti. “En maitrisant nos technologies avancées, nous assurons notre capacité d‘innovation et, plus important encore, notre indépendance stratégique et celle de nos clients.”

STMicro, qui compte supprimer par ailleurs 5.400 emplois dans le monde en 2009 pour faire face à la crise, publiera ses résultats du deuxième trimestre le 28 juillet.

UNE PISTE POUR LE FUTUR EMPRUNT ?

Nano2012 succède au programme Crolles II et vise à conforter la position de leader européen du site dans les technologies de production de semi-conducteurs.

Doté d‘une unité de fabrication de galettes de silicium de 300 mm de diamètre, la dernière génération, le pôle de Crolles travaille actuellement sur des gravures de circuits imprimés aussi fines que 32 nanomètres, et vise 22 nanomètres à l‘horizon 2012. Un cheveu est 2.000 fois plus épais.

“La démarche stratégique, c‘est que la France ait un coup d‘avance pour le coup d‘après”, a déclaré de son côté Christine Lagarde à l‘issue de la visite du site. “C‘est-à-dire que nous puissions conserver une avance technologique sur les secteurs industriels, en particulier, qui seront nécessaires demain après-demain et pour les générations futures.”

“C‘est exactement dans cette démarche-là que va s‘inscrire la définition des priorités d‘avenir pour le pays, exercice auquel le Président de la République a demandé à Alain Juppé et Michel Rocard de présider.”

Priée de dire si les nanotechnologies comme celles développées à Crolles pourraient entrer dans le périmètre du futur emprunt national voulu par Nicolas Sarkozy, elle a répondu que l‘emprunt était une démarche ultérieure et qu‘il fallait d‘abord définir les priorités d‘avenir.

“Cette démarche est stratégique parce que nous gardons en France une production sur un secteur qui est déterminant pour que nous puissions contrôler nos approvisionnements dans des matériaux aussi importants”, a ajouté la ministre.

L’État et les collectivités territoriales financent le projet à hauteur de 457 millions d‘euros. En tant que chef de file, STMicro recevra 340 millions de cette enveloppe qu‘il redistribuera ensuite à ses partenaires.

Le programme associe également le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et IBM, partenaire de STMicro dans le cadre d‘une alliance technologique entre les deux groupes. Les nanotechnologies appliquées à l’électronique ouvrent par exemple des portes dans le domaine des diagnostics de santé grâce à des tests antiviraux miniaturisés.

Le prédécesseur Crolles II a représenté le plus gros investissement industriel privé réalisé en France au cours des dix dernières années. Il a entraîné des dépenses de R&D de 1,5 milliard d‘euros entre 2002 et 2007 et l‘impact du site sur l‘emploi a été estimé à plus de 26.000 emplois directs, indirects et induits.

Edité par Gilles Trequesser et Jean-Michel Bélot

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