Quel modèle économique pour les réseaux communautaires?

lundi 13 juillet 2009 16h46
 

par Alexei Oreskovic

SUN VALLEY, Idaho (Reuters) - Les réseaux communautaires sur internet, comme Twitter ou Facebook, ont le vent en poupe mais leur popularité croissante ne semble pas aller de pair, pour le moment, avec un modèle économique susceptible de les maintenir à flot.

Alors que les médias traditionnels naviguent à vue face au retournement du marché publicitaire, le monde entier s'enthousiasme pour Twitter, utilisé par des célébrités comme le coureur cycliste Lance Armstrong ou le basketteur Shaquille O'Neal. Toutefois, le site de "micro-blogging", qui permet aux internautes de publier de courts messages, n'a pas encore rapporté un centime.

Lors de la conférence de Sun Valley consacrée aux médias et aux nouvelles technologies, la semaine dernière, Evans Williams et Mark Zuckerberg, fondateurs respectifs de Twitter et Facebook, ont été aperçus discutant avec les patrons de plusieurs grands groupes tels que Google, le studio DreamWorks, Amazon.com ou encore Dell.

Mais des prises de participation dans ces jeunes pousses ne semblent pas à l'ordre du jour.

"Faites attention si vous investissez là-dedans", a glissé Rupert Murdoch, jugeant qu'un accord avec Twitter serait difficilement défendable pour son groupe News Corp tant que le site n'aura pas trouvé une source durable de revenus.

"Beaucoup de gens font de très bonnes choses mais qui rapportent peu", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas un club que je compte rejoindre."

Certains précédents, comme l'acquisition de MySpace par News Corp pour 580 millions de dollars en 2005, justifient la frilosité du magnat de la presse.

Un temps au sommet de la vague, MySpace a été submergé par le succès de Facebook ; et la fin, en juillet 2010, d'un accord publicitaire d'un montant de 900 millions de dollars (644 millions d'euros) avec Google rend son avenir incertain.   Suite...

 
<p>A l'image de Facebook ou Twitter, les r&eacute;seaux communautaires sur internet ont le vent en poupe mais leur popularit&eacute; croissante ne semble pas aller de pair, pour le moment, avec un mod&egrave;le &eacute;conomique susceptible de les maintenir &agrave; flot. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Newman</p>