Attaques de pirates contre des sites sud-coréens et américains

jeudi 9 juillet 2009 08h10
 

SEOUL (Reuters) - Des sites internet sud-coréens et américains ont été une nouvelle fois perturbés jeudi par des attaques de "hackers" qui pourraient être liés à la Corée du Nord.

Ces actions n'ont pas eu d'impact majeur sur le fonctionnement des sites visés, où le trafic est simplement suspendu ou ralenti sans qu'il n'y ait d'intrusion dans les serveurs ni de piratage de données.

Mais, selon des députés sud-coréens cités par l'agence de presse Yonhap, les services de renseignement de Séoul soupçonnent "des éléments nord-coréens ou partisans de la Corée du Nord" d'être à l'origine de ces attaques.

Le site internet du ministère sud-coréen de la Défense est au nombre des cibles. Il semble en outre qu'il ne soit plus possible de se connecter aux contenus en ligne du département américain d'Etat et du Pentagone depuis le territoire sud-coréen.

Selon Mark Rasch, un ancien spécialiste de la cybercriminalité au département américain de la Justice qui travaille aujourd'hui pour la société de sécurité SecureITExperts, ces attaques ne viendraient pas d'ordinateurs installés en Corée du Nord, ce qui ne balaie pas pour autant les soupçons de Séoul.

Le mois dernier, le régime de Pyongyang a prévenu qu'il était paré pour une "guerre de haute technologie" contre le Sud qu'il accuse de diffuser de fausses informations sur son implication présumée dans des cyber attaque.

D'après Bruce Klingner, spécialiste de la Corée du Nord à la Heritage Foundation, l'armée de Pyongyang dispose d'une unité forte d'un millier de pirates informatique opérationnelle depuis dix ans.

Le mode opératoire des attaques relevées ces derniers jours est relativement simple: il consiste à saturer un site en le bombardant de demandes d'informations. Les premières attaques ont été signalées le 4 juillet, jour de la Fête de l'indépendance aux Etats-Unis.

Jack Kim, avec Clare Baldwin à San Francisco, version française Henri-Pierre André