MySpace doit se réinventer pour trouver un nouveau souffle

lundi 29 juin 2009 12h33
 

par Robert MacMillan

NEW YORK (Reuters) - Les réductions drastiques d'effectifs décidées par le site communautaire MySpace, propriété du groupe News Corp, ne représentent que la première étape d'une refondation indispensable pour relancer un réseau en perte de vitesse.

Détrôné par le réseau social Facebook et le site de micro-blogging Twitter, MySpace est également menacé sur le plan financier, alors que l'accord publicitaire lucratif qui le lie à

Google arrive à échéance l'an prochain. Le site va donc devoir inverser des courbes de fréquentation inquiétantes, améliorer le retour sur investissements pour les annonceurs et peut-être même trouver une nouvelle maison-mère, estiment les analystes.

En mai, le nombre de visiteurs uniques de Facebook a progressé pour s'établir à 70,278 millions aux Etats-Unis contre 70,237 millions pour MySpace. Au niveau mondial, Facebook comptait 307,1 millions de visiteurs uniques en avril, et MySpace 123,3 millions.

"Les internautes sont très volages en ce qui concerne les réseaux sociaux en ligne", explique Jeffrey Lindsay, analyste chez Sanford Bernstein, en précisant qu'il faut leur permettre de rafraîchir sans cesse leurs profils pour s'assurer leur fidélité, dont dépend la survie d'un site.

Pour éviter de rejoindre la liste des sites passés aux oubliettes après avoir été un temps la coqueluche des internautes, comme Friendster, AltaVista et GeoCities, MySpace va devoir se recentrer sur la musique et le divertissement, d'autant plus que le service "MySpace Music", qui permet aux internautes de partager et de découvrir des morceaux, a bien tiré son épingle du jeu, selon les analystes.

Une telle évolution permettrait au réseau d'envisager des nouveaux accords publicitaires avantageux avec des maisons de disques, des studios de cinéma et d'autres entreprises du secteur du divertissement, qui pourraient alors avoir une idée relativement précise du profil des internautes cibles.

A l'heure actuelle "le problème est que les bannières publicitaires (sur MySpace) n'ont pas prouver leur efficacité", relève Josh Bernoff, analyste chez Forrester Research, qui préconise le recrutement d'une équipe chargée de développer un nouveau format publicitaire plus performant.   Suite...

 
<p>Chris DeWolfe, co-fondateur de MySpace. Les r&eacute;ductions drastiques d'effectifs d&eacute;cid&eacute;es par le site communautaire, propri&eacute;t&eacute; du groupe News Corp, ne repr&eacute;sentent que la premi&egrave;re &eacute;tape d'une refondation indispensable pour relancer un r&eacute;seau en perte de vitesse. /Photo prise le 30 janvier 2009/REUTERS/Denis Balibouse</p>