VivaKi veut la mort des "pop-up" publicitaires sur internet

mercredi 24 juin 2009 18h01
 

par Cyril Altmeyer

CANNES (Reuters) - Les portails sur internet perdront leurs recettes publicitaires au profit des moteurs de recherche s'ils ne renoncent pas aux "pop-up", ces fenêtres qui sautent au visage des internautes, déclare David Kenny, directeur associé de VivaKi, qui regroupe les actifs numériques de Publicis.

"Nous devons donner aux internautes seulement la publicité dont ils ont besoin, qui les intéresse et entre dans les catégories qui sont pertinentes pour eux", a-t-il dit lors d'un entretien accordé à Reuters en marge du festival de publicité des "Cannes Lions".

"Il y a un risque énorme pour les publicités intrusives. Les internautes peuvent obtenir les informations dont ils ont besoin à travers d'autres sites. Et ils le feront, ils abandonneront ces 'pop-up", a-t-il ajouté.

VivaKi, créé il y a tout juste un an, regroupe les activités numériques de Starcom MediaVest, ZenithOptimedia et Denuo et a pour objectif de permettre aux annonceurs de toucher mondialement des audiences ciblées à travers une seule campagne portée par les différents réseaux.

GAINS DE PARTS D'UN MARCHÉ EN BAISSE

"Nous avons gagné des parts de marché dans un marché malheureusement en baisse", a expliqué David Kenny, qui était auparavant P-DG de l'agence de marketing sur internet Digitas rachetée par Publicis en 2007.

Publicis et Google avaient auparavant annoncé en janvier 2008 une alliance dans la publicité numérique, notamment via le spécialiste DoubleClick, filiale du groupe américain.

David Kenny a souligné que l'alliance, qui n'est pas exclusive, avait permis à Publicis de se doter d'une colonne vertébrale technique. Il a souligné que le groupe publicitaire français recherchait de nouveaux partenariats, en particulier sur les marchés émergents et les télécoms, notamment dans la publicité sur mobile.   Suite...

 
<p>Les portails sur internet perdront leurs recettes publicitaires au profit des moteurs de recherche s'ils ne renoncent pas aux "pop-up", ces fen&ecirc;tres qui sautent au visage des internautes, d&eacute;clare David Kenny, directeur associ&eacute; de VivaKi, qui regroupe les actifs num&eacute;riques de Publicis. /Photo prise le 24 juin 2009/REUTERS/Alain Issock</p>