MySpace supprime deux tiers de ses effectifs hors des Etats-Unis

mardi 23 juin 2009 16h44
 

NEW YORK (Reuters) - Le réseau social en ligne MySpace, propriété du groupe News Corp, annonce son intention de licencier environ deux tiers de ses salariés hors des Etats-Unis et de fermer au moins quatre de ses bureaux hors des Etats-Unis.

Le plan de restructuration annoncé s'appliquerait à l'ensemble des activités internationales de MySpace et ramènerait l'effectif total, actuellement de 450 personnes, à 150.

La semaine dernière, la société avait annoncé qu'elle réduirait ses effectifs aux Etats-Unis de 30%, les portant ainsi à 1.000 personnes. MySpace estime que ses effectifs sont "boursouflés" et l'empêchent d'être efficace et réactif.

Environ la moitié des utilisateurs de MySpace vivent hors des Etats-Unis. Le réseau concurrent Facebook est plus de deux fois plus étendu, selon le cabinet d'étude comScore.

"En examinant l'entreprise, il nous est apparu clairement qu'au plan international comme aux Etats-Unis, les effectifs de MySpace sont devenus trop nombreux et lourds pour être viables dans les conditions actuelles du marché", déclare le directeur général de MySpace, Owen Van Natta.

En avril, News Corp a nommé Van Natta, ancien directeur exécutif de Facebook, en remplacement du cofondateur de MySpace Chris DeWolfe.

Les bureaux de MySpace en Argentine, au Brésil, au Canada, en Espagne, en France, en Inde, en Italie, au Mexique, en Russie et en Suède sont susceptibles d'être concernés par la restructuration, au terme de laquelle Londres, Berlin et Sydney deviendraient les trois principaux centres internationaux du réseau.

Le bureau de Chine, détenu et géré localement, et celui du Japon, exploité en coentreprise, ne sont pas concernés.

MySpace n'a pas souhaité faire de commentaires sur l'avenir spécifique des différents bureaux hors des Etats-Unis.

Franklin Paul et S. John Tilak, version française Gregory Schwartz

 
<p>La page d'un utilisateur de Myspace. Le r&eacute;seau social en ligne, propri&eacute;t&eacute; du groupe News Corp, a l'intention de licencier environ deux tiers de ses salari&eacute;s hors du march&eacute; am&eacute;ricain et de fermer au moins quatre de ses bureaux hors des Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Keith Bedford</p>