La CPT a transmis à l'Elysée son avis sur la 4e licence 3G

lundi 15 juin 2009 22h01
 

PARIS (Reuters) - La commission des participations et des transferts (CPT) a transmis à l'Elysée son avis sur le prix de 206 millions d'euros envisagé pour la quatrième licence de téléphonie mobile de troisième génération, apprend-on de source gouvernementale.

"L'avis été rendu à l'Elysée", a précisé cette source, tout en soulignant que le gouvernement ne communiquerait qu'après l'avoir évalué.

La CPT, chargée de conseiller l'Etat pour l'estimation de ses actifs, devait se prononcer sur le prix de 206 millions d'euros annoncé en février par le gouvernement. Ce montant correspond à un bloc de fréquences de cinq mégahertz réservé à un nouvel entrant, soit un tiers du total disponible.

Selon l'édition de mardi du quotidien Les Echos, la CPT aurait augmenté de 34 millions à 240 millions d'euros le prix de la licence mobile.

Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'Industrie et porte-parole du gouvernement, a déclaré à la mi-mai que l'appel d'offres devrait être lancé d'ici la fin de l'été.

Deux autres blocs équivalents seront également proposés dans un deuxième temps aux opérateurs existants.

Orange, SFR et Bouygues Telecom, qui avaient déboursé 619 millions d'euros en 2001 et 2002 pour leurs fréquences 3G, voient d'un très mauvais oeil l'arrivée d'un quatrième entrant.

Unique candidat à un premier appel d'offres qui n'avait pas abouti en 2007, Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à internet Free, fait à nouveau figure de favori.

Son directeur financier, Thomas Reynaud, avait déclaré à Reuters fin mai qu'il était déterminé à présenter seul sa candidature, malgré des propositions de partenariats.

Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot

 
<p>La Commission des participations et des transferts (CPT) a transmis &agrave; l'Elys&eacute;e son avis sur le prix de 206 millions d'euros envisag&eacute; pour la quatri&egrave;me licence de t&eacute;l&eacute;phonie mobile de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration. Selon le quotidien Les Echos, la CPT aurait ainsi pr&eacute;conis&eacute; de porter ce prix &agrave; 240 millions d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>