L'écran tactile, avenir des PC ou simple gadget ?

jeudi 4 juin 2009 13h35
 

par Kelvin Soh

TAIPEH (Reuters) - Les écrans tactiles se multiplient dans l'électronique grand public, tentant de suivre la voie ouverte par l'iPhone d'Apple, mais ces innovations pourraient ne pas dépasser le statut de simple gadget, en particulier sur le marché des PC.

Désireux de ne pas être distancés par le groupe à la pomme, plusieurs grands fabricants de téléphones portables et d'ordinateurs ont lancé des modèles tactiles, tels Nokia, Research in Motion Hewlett-Packard ou Asustek.

La sortie prochaine du système d'exploitation pour PC Windows 7 de Microsoft devrait donner un coup de fouet supplémentaire à cette technologie naissante, en introduisant une plate-forme compatible dans des millions de foyers et de bureaux.

Mais pour la plupart des utilisateurs, un écran tactile ne va pas révolutionner l'usage de l'ordinateur et la diffusion de cette nouveauté risque fort de se limiter au secteur des combinés mobiles.

"La programmation en est toujours au stade embryonnaire et d'ici à ce que cela évolue, peut-être avec Windows 7, il faudra encore attendre un bon moment avant de voir les choses décoller", explique Jay Chou, analyste chez IDC.

Les bons vieux claviers et souris pourraient ainsi rester de mise, eu égard à la difficulté de faire évoluer les habitudes des utilisateurs, a fortiori lorsque le développement de logiciels ne suit pas.

"LA PLUS-VALUE EST MINIME"

"Je crois que ça ressemble beaucoup à du battage", juge l'analyste du cabinet Gartner Tracy Tsai. "Il me semble peu pratique que les gens utilisent des écrans tactiles sur leurs ordinateurs; quand vous vous servez d'un appareil aussi gros, la plus-value est vraiment minime."   Suite...

 
<p>Les &eacute;crans tactiles se multiplient dans l'&eacute;lectronique grand public, tentant de suivre la voie ouverte par l'iPhone d'Apple, mais ces innovations pourraient ne pas d&eacute;passer le statut de simple gadget, en particulier sur le march&eacute; des PC. /Photo prise le 2 juin 2009/REUTERS/Nicky Loh</p>