France Télécom pourrait revoir ses investissements en Egypte

mercredi 27 mai 2009 21h22
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - France Télécom pourrait reconsidérer à terme ses investissements en Egypte, après avoir renoncé à son projet d'offre sur les minoritaires de l'opérateur mobile ECMS, filiale de la holding Mobinil au coeur d'un imbroglio juridique, a déclaré un responsable du groupe français.

Lors d'un entretien téléphonique accordé à Reuters, Jean-Yves Larrouturou, directeur général adjoint chargé du développement international de France Télécom, a précisé que le groupe comptait faire appel dans les prochains jours en Egypte, après le rejet mercredi de son offre par l'autorité des marchés (CMA). Il a souligné qu'aucune nouvelle offre n'était envisageable.

Prié de dire si ce différend pouvait avoir des conséquences sur les investissements du groupe dans le pays, il a répondu : "Si nous devions constater qu'on est à l'écart du droit international, on en arriverait à se poser des questions existentielles et envisager de réduire la voilure concernant nos investissements en Egypte".

"Je ne me place pas dans cette hypothèse aujourd'hui", a-t-il cependant ajouté. "Nous allons utiliser les voies de droit locales égyptiennes et puis internationales".

L'offre de France Télécom sur les minoritaires d'ECMS fait suite à une décision de la Cour d'arbitrage de la chambre de commerce international du 10 mars qui condamne Orascom Telecom à transférer ses 28,75% détenus dans la holding Mobinil au groupe français qui détient déjà le solde.

DIFFÉREND DEPUIS 2007

La holding Mobinil, qui fait l'objet d'un différend depuis 2007 entre le France Télécom et Orascom, détient 51% d'ECMS. Orascom Telecom en possède 2O% en direct, le solde de 29% étant le flottant.

France Télécom a amélioré la semaine dernière son offre sur 49% d'ECMS à un prix évalué à environ 237 livres égyptiennes par action (soit un total de 1,5 milliard d'euros), contre une première proposition de 200 livres (soit un total de 1,3 milliard d'euros), déjà rejetée en avril par la CMA et Orascom.   Suite...