L'ADSL résiste, le roaming touché

jeudi 21 mai 2009 17h31
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Désormais considéré comme un service de base, l'internet à haut débit n'est pas touché par la crise, ont estimé Orange, Free et SFR, les trois premiers fournisseurs d'accès français, lors d'un sommet organisé cette semaine par Reuters à Paris.

Orange et SFR, les deux premiers opérateurs mobiles français, ont en revanche noté une baisse marquée des revenus tirés des frais d'itinérance ("roaming"), facturés aux utilisateurs pour les appels passés en dehors de leur pays d'origine en Europe.

"La dernière chose que les gens veulent, c'est de se passer de leur connexion internet ou de leur ligne fixe", a expliqué Frank Esser, PDG de SFR, lors du sommet TMT (Télécoms, médias, technologie) organisé par Reuters à Paris, à New York et en Asie.

"Le triple play devient un service de base. Les gens ont besoin d'eau, d'électricité et d'internet haut débit. C'est une réalité, nous n'avons pas vu de détérioration du taux de résiliation", a souligné de son côté Thomas Reynaud, directeur financier d'Iliad, maison mère de Free.

Gervais Pellissier, directeur financier de France Télécom, a cependant anticipé un ralentissement de la croissance du marché de l'internet en France à entre 15 et 18% en 2009, contre 21-22% en 2008 et 35-36% en 2006, en raison de son arrivée à maturité.

Il a toutefois souligné la résistance du marché français des télécoms, à la différence du Royaume-Uni et surtout de l'Espagne.

"Nous pensons qu'il (le marché espagnol) ne s'améliorera pas. Il pourrait même se détériorer encore", a-t-il souligné, notant que l'Espagne est le seul pays d'Europe où le volume de communications mobiles baisse, à la différence notamment du Royaume-Uni.

Dans la téléphonie mobile, il a observé une progression continue de la part des clients optant pour un forfait.   Suite...

 
<p>Les trois premiers fournisseurs d'acc&egrave;s fran&ccedil;ais, Orange, Free et SFR, estiment que l'internet &agrave; haut d&eacute;bit n'est pas touch&eacute; par la crise.</p>