20 mai 2009 / 10:25 / dans 8 ans

Iliad fera cavalier seul pour la 4e licence 3G de téléphonie

<p>Iliad est d&eacute;termin&eacute; &agrave; pr&eacute;senter seul sa candidature &agrave; la quatri&egrave;me licence de t&eacute;l&eacute;phonie mobile de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration (3G) malgr&eacute; des propositions de partenariats, selon Thomas Reynaud, directeur financier de la maison m&egrave;re du fournisseur d'acc&egrave;s &agrave; internet Free. "Nous avons toutes les ressources pour r&eacute;ussir seul. Nous avons tous les actifs en place pour r&eacute;ussir sur ce march&eacute;", a-t-il d&eacute;clar&eacute; lors du sommet TMT (T&eacute;l&eacute;coms, m&eacute;dias, technologie) organis&eacute; par Reuters &agrave; Paris, New York et en Asie. /Photo prise le 20 mai 2009/REUTERS/Charles Platiau</p>

par Cyril Altmeyer et Nicola Leske

PARIS (Reuters) - Iliad est déterminé à présenter seul sa candidature à la quatrième licence de téléphonie mobile de troisième génération (3G) malgré des propositions de partenariats, déclare Thomas Reynaud, directeur financier de la maison mère du fournisseur d‘accès à internet Free.

“Nous avons toutes les ressources pour réussir seul. Nous avons tous les actifs en place pour réussir sur ce marché”, a-t-il dit lors du sommet TMT (Télécoms, médias, technologie) organisé par Reuters à Paris, New York et en Asie, tout en ajoutant avoir été approché par bon nombre de partenaires potentiels.

Le groupe est candidat au bloc de fréquences réservé à un nouvel entrant pour lequel un appel d‘offres devrait être lancé cet été.

Iliad apparaît comme le favori après avoir été l‘unique candidat au premier appel d‘offres en 2007, qui n‘avait pas abouti. Mais le câblo-opérateur Numericable et le MVNO Virgin Mobile pourraient eux aussi proposer une candidature commune, selon des informations de presse.

Le Conseil d‘Etat a validé le prix de 206 millions d‘euros pour ce lot de deux fois cinq mégahertz, mais une commission doit encore déterminer si ce montant est conforme aux intérêts de l‘Etat.

Interrogé sur la capacité d‘Iliad à faire la différence sur un marché mature, il a répondu: “Il est évident que nous ne comptons pas sur la croissance du marché mobile, même si le marché français a le taux de pénétration le plus bas en Europe. Nous comptons sur les résiliations. C‘est un marché très cher, probablement l‘un des plus chers en Europe”.

PAS DE RUPTURE DANS LA STRATÉGIE D‘ILIAD

Iliad, qui compte investir un milliard d‘euros dans la téléphonie mobile, a promis de réduire de 1.000 euros la facture moyenne annuelle des ménages français.

“Nous aurons la capacité d’être très compétitifs dans cet énorme marché qui représente 22 milliards d‘euros dont la principale capacité est son manque de concurrence”, a souligné Thomas Reynaud, évaluant le marché d‘internet à six-sept milliards d‘euros. “C‘est pour cela que nous pensons que nous sommes particulièrement bien placés”, a-t-il ajouté, sans préciser quel type d‘offre Iliad pourrait proposer.

Bouygues Telecom lancera lundi prochain la première offre “quadruple play” (internet, télévision, téléphonie fixe et mobile) en France, baptisée Ideo, pour 44,90 euros par mois.

“Il ne faut pas voir le mobile comme une rupture comparé à nos activité actuelles, le mobile est simplement la continuation de ce que nous faisons aujourd‘hui. Il ne faut pas nous voir comme le nouvel entrant européen classique”, a-t-il ajouté, sans vouloir préciser quel serait le “Plan B” d‘Iliad en cas d’échec.

Iliad, pionnier du “triple play” en France pour 29,90 euros par mois en 2002, reste sur un marché résistant, a estimé Thomas Reynaud.

“Le triple play devient un service de base. Les gens ont besoin d‘eau, d’électricité et d‘internet haut débit. C‘est une réalité, nous n‘avons pas vu de détérioration du taux de résiliation”, a-t-il dit, confirmant un taux de résiliation largement inférieur à un pour cent.

Thomas Reynaud n‘a pas souhaité préciser si le groupe avait l‘intention de revoir à la baisse son enveloppe d‘un milliard d‘euros prévue d‘ici 2012 pour son réseau de fibre optique, en raison de la probable réduction des coûts liés à l‘accès aux fourreaux de France Télécom.

“La fibre optique est un projet à long terme. Nous n‘allons pas surveiller les investissements mois par mois”, a-t-il dit.

Edité par Jean-Michel Bélot

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