SFR ne constate pas d'impact de la crise sur la téléphonie fixe

mardi 19 mai 2009 20h40
 

par Cyril Altmeyer et Nicola Leske

PARIS (Reuters) - SFR ne ressent pas d'impact de la crise sur son activité de téléphonie fixe, déclare Frank Esser, P-DG du deuxième opérateur télécoms français.

"Nous ne percevons pas d'impact sur l'activité de téléphonie fixe, ce qui est bien. Je pense que la dernière chose que les gens veulent, c'est se passer de leur connexion internet ou de leur ligne fixe", a-t-il expliqué lors du sommet TMT (Télécoms, médias, technologie) organisé par Reuters à Paris, à New York et en Asie.

Dans la téléphonie mobile, la réduction des voyages entraîne une baisse des revenus tirés des frais d'itinérance appliqués pour acheminer les appels d'un pays à l'autre ("roaming") - qui a atteint "plus de 10% au premier trimestre", a observé Frank Esser, notant également un "léger" impact de la crise sur l'activité mobile des entreprises.

SFR, deuxième opérateur télécoms français, dont Vivendi détient 56% et le britannique Vodafone le solde, a gagné 118.000 clients au premier trimestre dans la téléphonie mobile - soit une part de marché de 51% sur les recrutements de la période - à 19,77 millions, et 163.000 clients dans l'internet haut débit à 4,042 millions.

Vivendi a précisé que le groupe avait ramené en un an le taux de résiliation de 16% à 11,5% dans la téléphonie mobile et de 20% à 15% dans l'ADSL.

Frank Esser a également chiffré à "près de 200 millions d'euros" en 2009 l'impact sur SFR des mesures réglementaires, comme la chute de 30% prévue pour juillet des terminaisons d'appels - facturés par un opérateur pour acheminer les communications d'un autre opérateur.

Ce chiffre intègre également la taxe de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms pour compenser l'arrêt partiel de la publicité sur France Télévisions.

Frank Esser ajouté que SFR comptait consacrer plus de 150 millions d'euros à son réseau de fibre optique cette année - sur une enveloppe de 450 millions pour la période 2007-2009 - mais que les conditions réglementaires n'étaient pas encore réunies pour accélérer les investissements.   Suite...

 
<p>SFR ne per&ccedil;oit pas d'impact de la crise sur son activit&eacute; de t&eacute;l&eacute;phonie fixe, d&eacute;clare Frank Esser, P-DG du deuxi&egrave;me op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;coms fran&ccedil;ais, qui estime que "la derni&egrave;re chose que les gens veulent, c'est se passer de leur connexion internet ou de leur ligne fixe". /Photo prise le 19 mai 2009/REUTERS/Charles Platiau</p>