Richard dit avoir évité le conflit d'intérêts sur France Télécom

samedi 16 mai 2009 13h17
 

PARIS (Reuters) - Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde appelé à entrer dans l'équipe dirigeante de France Télécom, explique avoir agi à Bercy de manière à éviter d'être soupçonné de conflit d'intérêts.

Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, ce proche du président Nicolas Sarkozy précise que la commission de déontologie, qui a autorisé mercredi son arrivée à Orange, lui a interdit tout contact professionnel avec ses anciens collaborateurs au ministère de l'Economie.

Mais rien ne l'empêchera de parler avec la ministre Christine Lagarde ou le secrétaire d'Etat à l'Industrie et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

Interrogée sur la notion de conflit d'intérêts, Stéphane Richard répond qu'il juge "très souhaitable qu'il y ait des passerelles entre le public et le privé".

"Je refuse la vision d'un Etat replié sur lui-même qui éviterait tout contact avec l'économie réelle", dit-il.

"Puisque j'étais administrateur de France Télécom au moment de mon arrivée à Bercy, j'ai mis en place une organisation au sein du cabinet pour que je ne puisse en aucun cas être soupçonné de conflit d'intérêts", explique-t-il.

Avant de prendre la direction du cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, 47 ans, a occupé des postes de direction chez Veolia Environnement et Nexity.

Interrogé sur ses rapports avec Nicolas Sarkozy, Stéphane Richard dit vouloir être seulement jugé sur ses compétences.

"J'espère qu'en France, ce n'est pas un handicap de connaître personnellement le président de la République", dit-il. "Je souhaite qu'on juge ma crédibilité sur (mon) expérience plutôt qu'en évoquant l'amitié qui me lie avec le président."

Elizabeth Pineau, édité par Henri-Pierre André

 
<p>St&eacute;phane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde appel&eacute; &agrave; entrer dans l'&eacute;quipe dirigeante de France T&eacute;l&eacute;com, explique avoir agi &agrave; Bercy de mani&egrave;re &agrave; &eacute;viter d'&ecirc;tre soup&ccedil;onn&eacute; de conflit d'int&eacute;r&ecirc;ts concernant le groupe fran&ccedil;ais. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>