Le Centre Simon Wiesenthal pointe les dérives du Net

mercredi 13 mai 2009 19h51
 

NEW YORK (Reuters) - Les réseaux sociaux sur internet comme Facebook, MySpace ou YouTube sont gagnés par une fièvre contagieuse, celle de groupes appelant à la violence, la haine raciale, à l'homophobie et l'antisémitisme, indique un rapport établi par le Centre Simon Wiesenthal.

Ces nouveaux moyens de communication servent également de vecteurs pour faire du prosélytisme, dit le rapport qui signale une augmentation de 25% des groupes "problématiques".

L'enquête a porté sur plus de "10.000 sites problématiques, réseaux sociaux, portails, blogs, forums de discussion, vidéos et jeux qui font la promotion de la haine raciale, de l'antisémitisme, de l'homophobie et du terrorisme".

"Internet est exploité dans tous ses aspects par des extrémistes de tous poils pour recycler de vieilles haines, stigmatiser 'l'ennemi', lever des fonds et, depuis le 11-Septembre, recruter et entraîner des terroristes djihadistes", dit le Centre Simon Wiesenthal dans un communiqué.

L'organisation de défense des droits des juifs a rencontré les dirigeants de Facebook qui ont promis de retirer du réseau social les sites qui violent leurs règles de bonne conduite.

Mais avec plus de 200 millions d'utilisateurs à travers le monde, la tâche paraît d'une ampleur presque insurmontable, bien que récemment plusieurs sites négationnistes aient été exclus.

"Lorsque des contenus haineux sont mis en ligne et signalés, Facebook les retire et désactive le compte de l'auteur de ces contenus", précise l'entreprise basée à Palo Alto (Californie).

Pour contourner ces mesures d'exclusion, des groupes extrémistes ont créé leurs propres réseaux sociaux tels que "New Saxon", décrit comme "le réseau social pour les gens d'ascendance européenne." "New Saxon" est produit par un groupe américain néo-nazi baptisé Mouvement national-socialiste.

Une organisation iranienne a créé le jeu "Special Operation 85 - Hostage Rescue", dans lequel les joueurs doivent localiser des experts nucléaires enlevés par les Américains en Irak et que l'on croit détenus dans une prison israélienne.

Claudia Parsons, version française Pierre Sérisier

 
<p>Les r&eacute;seaux sociaux sur internet comme Facebook, MySpace ou YouTube sont gagn&eacute;s par une fi&egrave;vre contagieuse, celle de groupes appelant &agrave; la violence, la haine raciale, &agrave; l'homophobie et l'antis&eacute;mitisme, indique dans un rapport le Centre Simon Wiesenthal. /Photo d'archives/REUTERS/Sherwin Crasto</p>