Vivendi suit le dossier Digital+, conditions pas encore réunies

jeudi 30 avril 2009 18h02
 

PARIS (Reuters) - Vivendi suit le dossier Digital+ mais les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui pour un investissement dans la plate-forme de télévision payante espagnole, a déclaré jeudi Jean-Bernard Lévy, président du directoire du groupe français.

"C'est un dossier que nous suivons mais nous n'avons pas trouvé aujourd'hui les conditions d'un investissement. Cela pourrait être le moment venu une opportunité pour Vivendi", a-t-il dit lors de l'assemblée générale des actionnaires.

Il n'a pas précisé si les discussions se poursuivaient avec le groupe de médias espagnol Prisa qui avait annoncé à mi-janvier ne pas avoir reçu d'offres correspondant à ses exigences.

Selon la presse espagnole, les acquéreurs potentiels - Vivendi allié à l'opérateur télécoms Telefonica - ne souhaitaient pas payer plus de deux milliards d'euros pour Digital+, alors que Prisa réclamait 2,5 milliards.

Vivendi versera un dividende de 1,40 euro au titre de 2008 contre 1,30 euro en 2007, dont une partie en actions.

Le président du conseil de surveillance du groupe, Jean-René Fourtou, a précisé que cette disposition visait à accroître encore les capacités du groupe en vue d'éventuelles acquisitions.

Jean-Bernard Lévy a réaffirmé que le groupe visait en particulier les marchés émergents à forte potentiel de croissance en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie.

Concernant Canal+ France, il a précisé qu'aucune discussion n'avait été engagée pour l'instant avec Lagardère, qui détient 20% du capital et peut selon le pacte d'actionnaires conclu lors de la fusion Canal+/TPS en janvier 2007, monter à 34% en octobre prochain ou céder sa participation.

TF1 et M6, qui détiennent respectivement 9,9% et 5,1%, de Canal+ France, disposent de leur côté d'une option de vente en février 2010.   Suite...

 
<p>Selon Jean-Bernard L&eacute;vy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi, le groupe fran&ccedil;ais suit le dossier Digital+ mais les conditions ne sont pas r&eacute;unies aujourd'hui pour un investissement dans la plate-forme de t&eacute;l&eacute;vision payante espagnole. /Photo prise le 2 mars 2009/REUTERS/Charles Platiau</p>