Un conseiller d'Etat pressenti pour prendre la tête de l'Arcep

mercredi 29 avril 2009 18h20
 

PARIS (Reuters) - Le conseiller d'Etat Jean-Ludovic Silicani est pressenti pour succéder à Jean-Claude Mallet à la présidence de l'autorité des télécoms (Arcep), qui vient d'annoncer sa démission pour raisons de santé.

Le Premier ministre, François Fillon, a saisi l'Assemblée nationale et le Sénat afin que la commission compétente de chaque assemblée puisse exprimer un avis sur le choix de Jean-Ludovic Silicani, a précisé l'Hôtel Matignon dans un communiqué.

Jean-Claude Mallet, 54 ans, dont la démission a été annoncée par le site internet du Figaro, succédait à Paul Champsaur et était nommé pour un mandat de cinq ans.

"Pour des raisons qui sont strictement personnelles et de santé, j'ai demandé au président de la République de bien vouloir accepter ma démission des fonctions de président de l'Autorité", déclare Jean-Claude Mallet, dans un bref communiqué publié par l'Arcep.

Depuis sa nomination début janvier, Jean-Claude Mallet avait cherché à accélérer le développement du très haut débit en France, à la fois par la préparation de l'essor de la quatrième génération de téléphonie mobile (4G) et par l'établissement d'un cadre règlementaire très attendu par les opérateurs télécoms pour leurs investissements dans la fibre optique. Le gouvernement s'est fixé pour objectif que quatre millions de foyers aient accès au très haut débit en France en 2012.

Né le 20 mars 1952 à Alger, Jean-Ludovic Silicani est Major (1980) de l´Ecole nationale d´administration. Il est également ingénieur civil des mines et titulaire d'une maîtrise de Sciences économiques.

Il a été notamment directeur du cabinet de Simone Veil, ministre d'Etat, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, en 1993.

Plus récemment, Jean-Ludovic Silicani était l'un des membres du comité pour la réforme des collectivités locales, présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.

Le nouveau président de l'Arcep devra s'occuper de l'attribution des fréquences 3G disponibles, notamment le bloc réservé à un nouvel entrant pour lequel les dossiers devront être déposés avant le 30 juin. Ce lot de fréquences, pour lequel Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à internet Free semble favori, devrait coûter quelque 206 millions d'euros.

L'Arcep lancera également d'ici le 30 juin un appel d'offres pour les deux autres lots de fréquences, susceptibles d'intéresser les opérateurs historiques, Orange (groupe France Télécom), SFR (groupe Vivendi) et Bouygues Telecom.

Cyril Altmeyer et Jean-Michel Bélot, édité par Pascale Denis