Dialogue mal engagé au "Grenelle des antennes"

jeudi 23 avril 2009 18h52
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a lancé un "Grenelle des antennes" pour répondre aux inquiétudes sur les dangers éventuels de la téléphonie mobile mais des associations l'accusent d'avoir verrouillé le débat.

Les ministres et secrétaires d'Etat concernés, Roselyne Bachelot (Santé), Chantal Jouanno (Ecologie) et Nathalie Kosciusko-Moriset (Economie numérique), ont d'emblée affiché leur volonté "d'ouverture" et de "transparence."

Or, Jeanine Le Calvez, présidente de Priartem, la plus ancienne association mobilisée, a menacé de quitter les travaux si le gouvernement ne changeait pas de méthode d'ici la prochaine réunion du 6 mai.

Selon elle, tant la lettre de mission de François Fillon que les propos des ministres écartent d'entrée de jeu la dangerosité des antennes-relais pour mieux pointer les dangers du portable en lui-même.

"On nous avait promis un débat sans tabou et ils en sont déjà à minimiser le question des antennes-relais", a-t-elle dit lors d'un point de presse.

Si aucune étude scientifique n'a jusqu'ici démontré avec certitude les dangers de ce type de téléphonie apparu il y a une quinzaine d'années, le public se méfie et les plaintes en justice se multiplient.

Le "Grenelle" de jeudi répond au voeu exprimé par le Premier ministre François Fillon après les condamnations de trois opérateurs à démonter des antennes que certains accusent de provoquer maux de tête et autres problèmes articulaires.

Jeanine Le Calvez a affirmé qu'il n'y avait pas de scientifiques présents lors de cette première réunion, uniquement deux sociologues et un juriste, et que les membres du gouvernement avaient "apporté peu de réponses."

"L'HYPOTHÈSE D'UN RISQUE NE PEUT ÊTRE RETENUE"   Suite...

 
<p>La ministre de la Sant&eacute; Roselyne Bachelot (au centre), entour&eacute;e des secr&eacute;taires d'Etat &agrave; l'Economie num&eacute;rique Nathalie Kosciusko-Morizet (&agrave; gauche) et &agrave; l'Ecologie Chantal Jouanno. Le gouvernement fran&ccedil;ais a lanc&eacute; ce jeudi un "Grenelle des antennes" pour r&eacute;pondre aux inqui&eacute;tudes sur les dangers &eacute;ventuels de la t&eacute;l&eacute;phonie mobile mais des associations l'accusent d'avoir verrouill&eacute; le d&eacute;bat. /Photo prise le 23 avril 2009/REUTERS/Philippe Wojazer</p>