Signes d'addiction chez 10% des jeunes jouant aux jeux vidéo

mardi 21 avril 2009 12h25
 

NEW YORK (Reuters) - Près d'un jeune amateur de jeux vidéo sur dix présente des signes d'addiction susceptible de perturber sa vie familiale et sociale, ainsi que son travail scolaire, rapporte une nouvelle étude.

Des chercheurs de l'Université d'Etat de l'Iowa (ISU) et de l'Institut national sur les médias et la famille ont étudié les habitudes de jeu de 1.178 Américains âgés de 8 à 18 ans. Selon leurs conclusions, certains présentent au moins six symptômes caractéristiques du joueur pathologique, parmi les onze définis par l'Association américaine de Psychiatrie américaine.

Ainsi, ils peuvent mentir à leurs famille et amis à propos du temps qu'ils consacrent aux jeux, y avoir recours pour fuir leurs soucis ou se montrer impatients et irritables quand ils cessent de jouer.

Les joueurs accros, consacrant plus de 24 heures par semaine à ce loisir, peuvent parfois négliger leurs devoirs ou leurs études.

"Si la communauté médicale ne reconnaît pas actuellement l'addiction aux jeux vidéo comme un trouble mental, cette étude, espérons-le, sera une étude de plus pour nous permettre d'avoir une réflexion documentée sur les effets positifs et négatifs des jeux vidéo", a déclaré dans un communiqué le Dr Douglas Gentile, professeur assistant de psychologie à l'ISU.

"Si certains jeux vidéo peuvent être drôles et divertissants, certains enfants s'attirent des problèmes. Certaines familles me disent qu'elles s'inquiètent pour leurs enfants. Non seulement nous devons nous concentrer sur l'identification du problème, mais nous devons aussi trouver des façons d'aider ces familles pour le prévenir et le traiter", a déclaré le président de l'Institut national des médias et de la famille, le Dr David Walsh.

Patricia Reaney, version française Mathilde Gardin

 
<p>Selon une nouvelle &eacute;tude, pr&egrave;s d'un jeune amateur de jeux vid&eacute;o sur dix pr&eacute;sente des signes d'addiction susceptible de perturber sa vie familiale et sociale, ainsi que son travail scolaire, rapporte une nouvelle &eacute;tude. /Photo d'archives/REUTERS/Kimberly White</p>