17 avril 2009 / 17:07 / il y a 8 ans

Prison pour les fondateurs du site de téléchargement Pirate Bay

<p>Les quatre administrateurs du site internet de t&eacute;l&eacute;chargement The Pirate Bay, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm Ward, Peter Sunde (de gauche &agrave; droite) et Carl Lundstr&ouml;m (absent sur la photo), ont &eacute;t&eacute; condamn&eacute;s vendredi &agrave; un an de prison par un tribunal su&eacute;dois pour complicit&eacute; de violation de droits d'auteur. /Photo prise le 3 mars 2009/Bob Strong</p>

STOCKHOLM (Reuters) - Les quatre administrateurs de The Pirate Bay, l'un des principaux sites gratuits de partage de fichiers sur internet, ont été condamnés vendredi à un an de prison par un tribunal suédois pour complicité de violation de droits d'auteur.

La cour a en outre ordonné le paiement de 31 millions de couronnes suédoises (2,8 millions d'euros) de dommages et intérêts à l'industrie de la musique et du cinéma, qui en réclamait 100 millions (9 millions d'euros).

Sur son site, The Pirate Bay rejette la décision de justice, la qualifiant de "verdict fou".

"Mais comme dans tous les bons films, le héros perd au début avant de triompher à la fin. C'est la seule chose qu'Hollywood nous ait jamais apprise", peut-on y lire.

L'avocat de Carl Lundström, l'un des quatre condamnés avec Peter Sunde, Gottfrid Svartholm Ward et Fredrik Neij, s'est dit choqué par la sévérité du verdict.

"A mes yeux, c'est exorbitant. Bien évidemment nous allons faire appel", a déclaré Me Per Samuelson. Les avocats de Sunde et Neij ont dit à Reuters qu'ils comptaient faire de même.

Selon les administrateurs du site thepiratebay.org, lancé en 2003, aucun fichier soumis aux droits d'auteur n'est stocké sur leurs serveurs et aucun échange de fichier n'y transite, ce qui les déchargerait de toute responsabilité quant au contenu échangé par les internautes.

L'accusation estime en revanche que le financement, la programmation et l'administration du site favorisent la violation des droits d'auteur.

Le syndicat IFPI, qui représente 1.400 maisons de disque à travers le monde, a salué la décision de justice, jugeant, dans un communiqué, qu'elle agirait comme une "arme de dissuasion forte" contre le téléchargement illégal.

"C'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui, en Suède et dans le reste du monde, consacrent leur vie ou leur activité à la création et ont besoin de savoir que leurs droits seront protégés par la loi", a dit John Kennedy, président de l'IFPI.

L'issue de ce procès très médiatisé pourrait permettre aux géants du secteur de récupérer plusieurs millions de dollars de revenus perdus, mais il est peu probable que ce verdict endigue l'essor du téléchargement illégal, estiment des analystes.

"Chaque fois que vous en abattez un, un autre (site) voit le jour, plus important que le premier. Il y a eu Napster, puis il y a eu une myriade d'autres (...) Le problème du partage de fichiers continue de croître d'année en année et il est de plus en plus difficile pour les industriels d'y remédier", note Mark Mulligan, analyste chez Forrester.

Veronica Ek, version française Jean Décotte

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