8 avril 2009 / 18:07 / dans 8 ans

Orange Business Services résiste toujours à la crise

<p>Orange Business Services continue &agrave; r&eacute;sister &agrave; la crise. Les pressions sur les prix de la part des clients sont compens&eacute;es par les &eacute;conomies qu'ils parviennent &agrave; r&eacute;aliser, a d&eacute;clar&eacute; Barbara Dalibard, directrice ex&eacute;cutive de la division regroupant les activit&eacute;s destin&eacute;es aux entreprises de France T&eacute;l&eacute;com. /Photo prise le 28 octobre 2008/REUTERS/Eric Gaillard</p>

par Cyril Altmeyer et Michel Rose

PARIS (Reuters) - Orange Business Services continue à résister à la crise, les pressions sur les prix de la part des clients étant compensées par les économies qu‘ils parviennent à réaliser, a déclaré Barbara Dalibard, directrice exécutive de la division regroupant les activités destinées aux entreprises de France Télécom.

“Il y a dans notre écosystème des plus ou des moins, mais pour l‘instant nous résistons à peu près bien”, a-t-elle dit lors d‘un entretien accordé à Reuters. “Nos clients sont très sensibles au cash, dont cela facilite plutôt des solutions basées sur les dépenses d‘exploitation que sur les dépenses d’équipements”.

La division entreprises de France Télécom a affiché une hausse de 1,9% de son chiffre d‘affaires à 7,7 milliards d‘euros en 2008 - sur un total de 53,5 milliards - tandis que sa marge brute opérationnelle a progressé à 20,1% en 2008 contre 17,5% en 2007. L‘ensemble des activités de France Télécom destinées aux professionnels représente 16 milliards d‘euros de chiffre d‘affaires.

“Les négociations sont plus difficiles sur les prix avec des degrés d‘acuité différents en fonction des clients et de leur situation”, a toutefois noté Barbara Dalibard, ajoutant que les processus de décisions s’étaient ralentis.

Elle a noté que le groupe ressentait des impacts limités de la crise dans des métiers de services comme le conseil, et a noté que la diminution des voyages à l’étranger entamait les recettes de “roaming” - les tarifs appliqués par un opérateur pour acheminer un appel d‘un pays à un autre.

Orange Business Services, créé en juin 2006 après le rachat d‘Equant, a notamment bénéficié des difficultés de son concurrent BT Global Services, liées ses performances opérationnelles et non pas à la conjoncture. Première division de l‘opérateur britannique, elle réalise un chiffre d‘affaires annuel de près de dix milliards d‘euros.

RÉSISTANCE AUX “MAUVAIS CONTRATS”

Barbara Dalibard a souligné que la bonne résistance d‘Orange Business Services tenait à sa résistance aux “mauvais contrats”, alléchants en termes de croissance mais non rentables.

Orange Business Services, également en concurrence avec les américains AT&T Wireless et Verizon, se montre “prudent” en termes d‘acquisitions, notamment dans le “machine-to-machine”, qui permet de faire communiquer des équipements entre eux, a expliqué Barbara Dalibard.

La crise a incité l‘opérateur à renforcer le suivi de ses activités internationales, qui représentent environ un tiers de la division entreprises de France Télécom, a expliqué Barbara Dalibard.

“Nous avons mis en place des indicateurs avancés de suivi de la crise, donc au minimum tous les 15 jours région par région, et nous avons fait la liste des clients à risques”, a-t-elle dit. “Nous avons remplacé la visibilité sur le marché par un accroissement du pilotage”.

Les investissements du pôle communication entreprises devraient continuer à diminuer en 2009, suivant une tendance régulière observée depuis quelques années, a noté Barbara Dalibard. Ils ont baissé de 50 millions d‘euros à 356 millions en 2008, soit 4,6% du chiffre d‘affaires contre 5,3% un an plus tôt, alors qu‘ils représentent 12,8% pour l‘ensemble du groupe.

Les services de réseaux “avancés”, comme les accès IP-VPN (réseaux privés d‘entreprise) ou “Business Everywhere” (cartes de connexion à l‘internet mobile), mais surtout l‘intégration et l‘infogérance d‘applications “critiques” de communication, assurent les relais de croissance de l‘activité entreprises de France Télécom, avec des rythmes respectifs de croissance de 6,8% et 14,6% à périmètre comparable en 2008.

A elles deux, ces activités représentent près de la moitié du chiffre d‘affaires de la division entreprises, et l’équivalent de services de téléphonie fixe et de transferts de données classiques, une activité en recul (-4,9% en 2008 à périmètre comparable).

Edité par Marc Angrand

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