Nokia Siemens aurait fait une offre sur des actifs de Nortel

mercredi 8 avril 2009 12h32
 

HELSINKI/SAN FRANCISCO (Reuters) - Nokia Siemens Networks a proposé d'acheter des actifs de Nortel Networks, afin d'étendre son influence dans le marché sans fil américain.

Nokia Siemens, coentreprise entre Nokia et Siemens, a fait une offre non sollicitée le mois dernier sur des pans entiers de l'activité réseau, écrit mercredi le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier.

Nortel et Nokia Siemens ont refusé de commenter cette information.

L'équipementier télécoms canadien Nortel est en situation de dépôt de bilan aux Etats-Unis et au Canada.

Selon Bernstein Research, Nokia Siemens pourrait débourser de 500 millions à un milliard de dollars (378 à 757 millions d'euros) pour s'offrir les actifs sans fil de Nortel, ce qui porterait sa part de marché aux USA de 7% à 33%.

Nokia Siemens est également intéressé par la technologie sans fil haut débit LTE de Nortel, censée remplacer la technologie actuellement employée dans les réseaux non filaires.

En cas de succès, l'offensive de Nokia Siemens porterait un coup aux ambitions américaines de son concurrent français Alcatel-Lucent, ajoute Bernstein.

Nokia Siemens a déjà racheté quelques petites entreprises, essentiellement pour développer ses services et ses logiciels, depuis le démarrage de ses opérations en 2007. La coentreprise n'exclut pas de nouvelles acquisitions qui soient compatibles avec ses objectifs de profitabilité et de cash flow.

Nokia Siemens a réalisé un C.A. de 198 millions d'euros en Amérique du Nord au quatrième trimestre, soit 4,6% du C.A. total. Nokia a tenté des années durant de se faire une place au soleil sur le marché nord-américain des combinés dominé par les opérateurs.

Alexei Oreskovic, version française Wilfrid Exbrayat

 
<p>Nokia Siemens Networks a propos&eacute; d'acheter des actifs de Nortel Networks, afin d'&eacute;tendre son influence dans le march&eacute; sans fil am&eacute;ricai, &eacute;crit mercredi le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier. /Photo prise le 14 janvier 2009/REUTERS/Mike Cassese</p>