Londres envisage de surveiller les sites communautaires

mercredi 25 mars 2009 17h55
 

LONDRES (Reuters) - Les sites communautaires sur internet pourraient être contraints de révéler aux autorités britanniques les contacts et autres informations personnelles de leurs utilisateurs, selon un projet gouvernemental visant à lutter contre le terrorisme.

Des millions de Britanniques sont inscrits sur Facebook, Bebo ou Myspace pour communiquer avec leurs proches, mais certains ministres craignent que ces technologies en constante évolution ne soient exploitées par des extrémistes.

Le projet a néanmoins suscité une levée de boucliers, ses opposants dénonçant une nouvelle étape dans la violation de la vie privée par les autorités.

Le ministère britannique de l'Intérieur a confirmé mercredi qu'il envisageait de placer sous surveillance les réseaux communautaires, précisant n'avoir pas encore dépassé le stade des consultations.

Ce n'est pas le contenu des conversations privées qui intéresse les autorités, assure-t-on, mais bien de savoir qui communique avec qui.

"La révolution des communications a été très rapide dans notre pays, et la manière dont nous les surveillons doit changer afin de permettre aux enquêteurs de rassembler des preuves et de conserver leur pouvoir de lutte contre le terrorisme", a déclaré un porte-parole du ministère.

"Mais il n'y a aucun projet de base de données archivant les contenus de courriers électroniques, conversations ou sites communautaires", a-t-il ajouté.

Le gouvernement devrait entamer prochainement une consultation avec les industriels du secteur et le grand public.

Chris Kelly, responsable de la politique de confidentialité de Facebook, juge le projet excessif.   Suite...

 
<p>Selon un projet gouvernemental britannique visant &agrave; lutter contre le terrorisme, les sites communautaires comme Facebook pourraient &ecirc;tre contraints de r&eacute;v&eacute;ler aux autorit&eacute;s les contacts et autres informations personnelles de leurs utilisateurs. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Newman</p>