Google, un ogre à la diète

mardi 24 mars 2009 18h31
 

par Alexei Oreskovic

SAN FRANCISCO (Reuters) - Après des années passées à engloutir des sociétés, Google est aujourd'hui à la diète.

Le géant de l'internet n'a pas annoncé d'acquisitions depuis six mois, un ralentissement significatif si l'on considère les 30 accords conclus depuis 2005.

Le directeur général de Google Eric Schmidt a admis le fait début mars, en déclarant aux investisseurs que les prix restaient trop élevés à son goût et que les initiatives de Google en matière de fusion et acquisition étaient "plutôt inertes".

Mais certains observateurs notent que Google, qui dispose d'un trésor de guerre de près de 16 milliards de dollars, risque de ne pas rester en retrait du marché des acquisitions bien longtemps. Dans le monde très concurrentiel des logiciels pour internet, des groupes comme Google ont besoin de regarder à l'extérieur pour surveiller les nouvelles technologies et les opportunités de croissance.

"Les dirigeants peuvent dire tout ce qu'ils veulent sur le fait de rester sur la touche, si une transaction intéressante se présente à un bon prix, ils y réfléchiront", a déclaré un analyste d'UBS, Ben Schachter.

Des rumeurs ont ainsi récemment fait état de l'intérêt de Google pour le site communautaire Twitter et l'agence de voyages en ligne Expedia.

Si Google ne commente pas la rumeur, les analystes sont partagés sur la faisabilité de l'une ou de l'autre combinaison. Le rachat d'Expedia marquerait un changement profond de la stratégie de Google, concentrée sur la recherche, et celui de Twitter offrirait d'intéressantes fonctionnalités mais sa stratégie d'entreprise reste floue, estiment les analystes.

La capitalisation boursière d'Expedia est estimée à environ 2,3 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros) et son action est en baisse de 70% par rapport à un plus haut de mai 2008.   Suite...

 
<p>Apr&egrave;s des ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; engloutir des soci&eacute;t&eacute;s, Google est aujourd'hui &agrave; la di&egrave;te. Le g&eacute;ant de l'internet n'a pas annonc&eacute; d'acquisitions depuis six mois, un ralentissement significatif si l'on consid&egrave;re les 30 accords conclus depuis 2005. Mais certains observateurs notent que Google, qui dispose d'un tr&eacute;sor de guerre de pr&egrave;s de 16 milliards de dollars, risque de ne pas rester en retrait du march&eacute; des acquisitions bien longtemps. /Photo d'archives/REUTERS/Robert Galbraith</p>