Le scénario d'un retrait d'Ericsson de Sony Ericsson crédible

lundi 23 mars 2009 23h07
 

par Anna Ringstrom

STOCKHOLM (Reuters) - Le secteur des télécoms a beaucoup changé depuis la naissance du fabricant Sony Ericsson en 2001 et certains analystes estiment qu'Ericsson pourrait se retirer de la coentreprise en difficulté et la laisser entre les mains de son partenaire japonais Sony.

L'avertissement sur résultats publié la semaine dernière par Sony Ericsson a éclairé d'un jour nouveau les propos d'investisseurs, évoquant les inquiétudes des deux groupes sur l'avenir de leur progéniture. La coentreprise a dit s'attendre à une perte plus importante que prévu au titre du premier trimestre.

Mais Sony Ericsson a déclaré n'avoir aucune information sur un projet de retrait de son partenaire suédois.

Ericsson, qui était lui-même déficitaire il y a huit ans, pensait à l'époque que maintenir son activité de fabrication de combinés lui permettrait d'être mieux positionné pour vendre des réseaux. Mais cet argument a depuis pris l'eau.

"Nous avons de nombreux exemples d'acteurs qui s'en sont parfaitement sortis sans leur partenaire, comme Apple et RIM" a déclaré Hakan Wranne, un analyste spécialiste des télécoms chez Swedbank.

Pour Mats Nystrom, qui suit Ericsson chez SEB Enskilda, le désengagement d'Ericsson profiterait au titre, en réduisant le risque opérationnel et en réduisant la volatilité.

Sony Ericsson a connu une croissance rapide entre 2005 et 2007 grâce à une forte demande pour ses combinés dédiés à la musique et équipés d'appareil photo, les Walkman et Cybershot, mais la demande a chuté sur le marché européen, crucial pour Sony Ericsson, tout au long de l'année 2008.

D'autres régions ont ensuite emboîté le pas et au quatrième trimestre, la demande s'est contractée sur l'ensemble des marchés.   Suite...

 
<p>T&eacute;l&eacute;phones portables fabriqu&eacute;s par Sony Ericsson. Des analystes estiment qu'Ericsson pourrait se retirer de la coentreprise en difficult&eacute; et la laisser entre les mains de son partenaire japonais Sony. /Photo d'archives/REUTERS/Vivek Prakash</p>