Sony Ericsson plombe les valeurs du mobile

vendredi 20 mars 2009 14h11
 

par Tarmo Virki

HELSINKI (Reuters) - Sony Ericsson a affolé le marché en annonçant qu'il vendrait au premier trimestre moitié moins de combinés qu'au dernier trimestre 2008.

Sony Ericsson a dit qu'il vendrait 14 millions de téléphones mobiles sur la période janvier-mars, en raison d'une demande faible et du déstockage. Les analystes interrogés par Reuters en janvier prévoyaient de 15,5 à 21,8 millions de combinés.

"Les investisseurs se posent des questions sur la totalité du marché à présent même si, à mon avis, le problème de Sony Ericsson lui est plutôt propre", déclare Jari Honko, analyste d'eQ Bank.

L'américain Palm a annoncé jeudi une aggravation de sa perte sur le trimestre décembre-février et signalé que son chiffre d'affaires avait chuté de 70%.

Sony Ericsson pour sa part prévoit une perte avant impôt de 340 à 390 millions d'euros au premier trimestre et risque une deuxième année d'affilée dans le rouge.

"C'est vraiment une catastrophe; c'est une très grosse perte et il perd sans doute pas mal de part de marché", commente Greger Johansson, analyste de Redeye. "Il est évident que les volumes sont bien plus faibles que le marché ne le pensait mais surtout, les pertes sont beaucoup, beaucoup plus lourdes".

Le quatrième fabricant mondial de téléphones mobiles, derrière Nokia, Samsung et LG, prévoit aussi une contraction de ses marges, que ce soit d'un trimestre sur l'autre ou annuellement.

"Ces résultats décevants n'ont rien d'étonnant; le portefeuille de Sony Ericsson est faible et les marchés où il est le plus fort sont actuellement difficiles", observe Ben Wood (CCS Insight). "Vu que la concurrence est plus âpre, ce sera une rude tâche de relancer la machine tant qu'il n'y aura pas de nouveaux produits et que la conjoncture économique ne se sera pas améliorée".   Suite...

 
<p>Sony Ericsson a affol&eacute; le march&eacute; en annon&ccedil;ant qu'il vendrait au premier trimestre moiti&eacute; moins de combin&eacute;s qu'au dernier trimestre 2008, en raison d'une demande faible et du d&eacute;stockage. /Photo prise le 15 f&eacute;vrier 2009/REUTERS/Gustau Nacarino</p>