France Télécom devra à terme se séparer du réseau, selon Vivendi

jeudi 19 mars 2009 07h37
 

LONDRES (Reuters) - France Télécom devrait être contraint de se séparer de son réseau de lignes téléphoniques en raison de sa position dominante malsaine sur le marché français, estime le président du directoire de Vivendi Jean-Bernard Lévy.

A court terme, France Télécom pourrait notamment être forcé de réduire les charges qu'il impose aux autres opérateurs de téléphonie, explique dans un entretien au Financial Times le dirigeant de Vivendi, propriétaire de SFR, un des principaux concurrents de France Télécom.

Mais il juge qu'à long terme, une "séparation totale" entre l'opérateur et le réseau est inéluctable parce que le marché français du téléphone fixe ne fonctionne pas correctement.

"Si nous nous projetons dans dix ans, je pense que c'est vers quoi nous nous dirigeons", déclare Jean-Bernard Lévy.

Vivendi a engagé il y a quelques jours devant la Commission européenne une action contre France Télécom pour abus de position dominante.

"Il n'y a pas de règles pour une compétition juste, c'est pourquoi nous portons ça à Bruxelles", justifie Lévy dans le FT.

Vivendi est propriétaire à 56% de SFR, dont le reste du capital est détenu par le groupe britannique Vodafone.

Kate Holton, version française Grégory Blachier

 
<p>France T&eacute;l&eacute;com devrait &ecirc;tre contraint de se s&eacute;parer de son r&eacute;seau de lignes t&eacute;l&eacute;phoniques en raison de sa position dominante malsaine sur le march&eacute; fran&ccedil;ais, estime le pr&eacute;sident du directoire de Vivendi Jean-Bernard L&eacute;vy dans un entretien au Financial Times. /Photo prise le 2 mars 2009/REUTERS/Charles Platiau</p>