Satyam se met officiellement en vente

lundi 9 mars 2009 13h08
 

BANGALORE (Reuters) - Satyam Computer Services, le groupe de services informatiques indien qui a failli être emporté par une affaire de fraude comptable révélée en début d'année, a lancé le processus visant à vendre 51% des parts de la société.

Après avoir bondi de 20% vendredi à la suite du feu vert accordé par les autorités de régulation pour l'opération, le titre Satyam a encore gagné 15,8% à 48,75 roupies par action.

Cela donne une valorisation de quelque 650 millions de dollars (516 millions d'euros), ce qui représente moins d'un dixième de ce que Satyam valait encore en mai.

Le nouveau conseil de Satyam mis en place par les autorités indiennes après la révélation de la falsification des comptes veut faire entrer au capital un investisseur susceptible de restaurer la confiance dans une entreprise qui compte quelque 50.000 salariés et plus de 600 clients, dont, par exemple, General Electric ou encore Qantas Airways.

Selon des sources proches du dossier, le numéro un mondial des services informatiques IBM ne devrait pas présenter d'offre sur le groupe, les avantage d'un renforcement des activités en Inde étant annulés par les risques financiers et juridiques liés au scandale comptable de Satyam.

En début de semaine, le journal indien Business Standard a rapporté qu'IBM faisait "la course en tête" pour racheter Satyam.

Deux sources proches du dossier ont dit à Reuters que, contrairement à ce qu'a rapporté le journal indien, IBM n'avait pas envoyé d'équipe en Inde pour évaluer le dossier et que le groupe était peu susceptible d'être intéressé par Satyam.

Cela fait des année que les rumeurs d'une offre d'IBM, qui s'est refusé à tout commentaire, sur Satyam circulent.

Dans un communiqué, Satyam précise que les candidats intéressés par le rachat d'une participation de 51% du groupe doivent se manifester d'ici jeudi.   Suite...

 
<p>Satyam Computer Services, le groupe de services informatiques indien qui a failli &ecirc;tre emport&eacute; par une affaire de fraude comptable r&eacute;v&eacute;l&eacute;e en d&eacute;but d'ann&eacute;e, a lanc&eacute; le processus visant &agrave; vendre 51% des parts de la soci&eacute;t&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Krishnendu Halder</p>