Les netbooks, nouvelles cibles pour les pirates informatiques?

mardi 3 mars 2009 12h33
 

par Kelvin Soh

TAIPEH (Reuters) - Si la déferlante des netbooks a permis à des millions de personnes d'acquérir un ordinateur, les économies réalisées sur la sécurité de ces mini-PC à bas prix en font des proies idéales pour les pirates informatiques.

Depuis leur introduction sur le marché il y a moins de deux ans par le taiwanais Asustek, presque tous les grands fabricants de PC, dont Hewlett-Packard, Dell, Acer et Lenovo, ont suivi le mouvement.

De l'avis des analystes, tous les ingrédients sont réunis pour faire des netbooks la cible parfaite des virus et hackers: ils sont simples, de faible puissance et leurs utilisateurs souvent néophytes.

"Internet fourmille de dangers, quel que soit l'ordinateur que vous utilisez", a déclaré Sam Yen, responsable du marketing chez l'éditeur de logiciels antivirus Symantec.

"Mais en gardant à l'esprit que le netbook est principalement utilisé pour surfer sur internet, les dangers sont démultipliés, surtout si l'ordinateur n'est pas protégé par un logiciel antivirus".

D'autant qu'avec un prix d'appel qui peut descendre jusqu'à 300 dollars, ces ordinateurs ultra-portables ne s'encombrent généralement pas de standards tels que les pare-feux ou autres logiciels de sécurité habituellement préinstallés sur les ordinateurs.

"Franchement, la sécurité sur les netbooks ce n'est pas encore ça", a déclaré Pranab Sarmah, analyste à l'institut de recherche Daiwa.

"Le positionnement du netbook veut que les fabricants vont tout faire pour continuer à proposer un prix attractif pour les consommateurs, ce qui signifie garder des coûts bas."   Suite...

 
<p>Le netbook Eee d'Asustek, pionnier sur ce segment. Si la d&eacute;ferlante des netbooks a permis &agrave; des millions de personnes d'acqu&eacute;rir un ordinateur, les &eacute;conomies r&eacute;alis&eacute;es sur la s&eacute;curit&eacute; de ces mini-PC &agrave; bas prix en font des proies id&eacute;ales pour les pirates informatiques. /Photo prise le 25 f&eacute;vrier 2009/REUTERS/Nicky Loh</p>