16 février 2009 / 16:26 / dans 9 ans

La téléphonie mobile devrait tirer son épingle du jeu économique

<p>Les t&eacute;l&eacute;phones portables sont consid&eacute;r&eacute;s comme un "besoin essentiel" &agrave; travers le monde et devraient continuer &agrave; g&eacute;n&eacute;rer une forte demande durant la crise &eacute;conomique, r&eacute;v&egrave;le une &eacute;tude d'une agence des Nations unies. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>

Par Laura MacInnis

GENEVE (Reuters) - Les téléphones portables sont considérés comme un “besoin essentiel” à travers le monde et devraient continuer à générer une forte demande durant la crise économique, révèle une étude d‘une agence des Nations unies.

“Avec ou sans récession”, des millions de personnes en Inde, en Chine, au Nigeria et dans d‘autres marchés émergents chercheront à acheter des combinés mobiles, selon l‘Union Internationale des télécommunications (UIT).

Les ménages européens et nord-américains, de plus en plus attentifs à leurs dépenses, devraient également continuer à utiliser leurs portables aux dépens de leurs lignes fixes sur lesquelles ils économiseront, indique l‘enquête publiée pour le salon Mobile World Congress qui se tient à Barcelone du 16 au 19 février.

“Une fois qu‘un utilisateur possède un téléphone mobile, il lui est difficile d‘y renoncer, et dans beaucoup de pays, les portables sont devenus un besoin”, peut-on lire dans cette étude intitulée “Confronting the Crisis” (“Affronter la Crise”).

Beaucoup de technologies de communication, dont la téléphonie mobile et le haut débit, possèdent encore un fort potentiel de croissance avec ou sans récession, assure le rapport. “Avec son fort potentiel de croissance, la téléphonie mobile peut contribuer à faciliter la reprise économique.”

A la fin 2008, il y avait quatre milliards d‘abonnements à la téléphonie mobile à travers le monde, un marché dont la croissance annuelle moyenne a été de 24% depuis 2000. Les taux de pénétration à Singapour et à Hong Kong sont supérieurs à 100%, contre 30% au Nigeria et à peine plus de 25% en Inde, deux des marchés qui connaissent les plus forts développements.

Dans les pays développés, les gens sont de plus en plus dépendants de leurs mobiles pour les appels vocaux et les services d‘information, comme les agriculteurs et les pêcheurs qui reçoivent des SMS sur les prix des matières premières ou la météo.

La popularité des portables sur les marchés en développement comme la Chine, le Pakistan, la Malaisie, la Thaïlande et le Bangladesh, pourra créer une opportunité pour une technologie “saute-mouton”, c‘est-à-dire où les services internet seront délivrés aux consommateurs sans passer les ordinateurs.

Parmi les opérateurs qui ont massivement investi sur les marchés émergents, figurent l‘indien Bharti Airtel, le norvégien Telenor, le sud-africain MTN, l’égyptien Orascom Telecom, le koweïtien Zain et Vodoaom, filiale du britannique Vodafone.

L‘Afghanistan, où les infrastructures pour lignes fixes n‘existent quasiment plus après trois décennies de guerre, a attisé les convoitises d‘une filiale de Cable & Wireless, du suédo-finlandais TeliaSonera et d‘Etisalat des Emirats Arabes Unis.

DES CONSOMMATEURS ÉCONOMES

Sur les marchés les plus riches, comme en Europe de l‘Ouest et en Amérique du Nord, l‘UIT voit les opérateurs de téléphonie mobile mieux placés que les fournisseurs de lignes fixes parce que les investissements requis pour maintenir les réseaux cellulaires peuvent être moins élevés.

Conséquence de la crise économique, de nombreux consommateurs de pays développés sacrifieront probablement leurs lignes fixes au profit de leurs portables, mais différeront l‘achat de nouveaux combinés, indique l’étude qui y voit des raisons d‘inquiétude pour les équipementiers télécoms comme Huawei et ZTE, Ericsson et Nokia.

Les cartes prépayées et les forfaits pourraient bien devenir encore plus populaires, selon l‘agence basée à Genève.

“Des signes existent déjà qui montrent que les consommateurs ont déjà retardé leurs achats de téléphone mobile et pensent à la facture lorsqu‘ils appellent”, dit-elle.

“La promotion de services à valeur ajoutée sera plus difficile pour les opérateurs et le développement de nouveaux services (comme la télévision mobile) s‘en ressentira certainement.”

Des conditions de crédit difficiles pourront contraindre les opérateurs télécoms à réduire leurs investissements et encourager la consolidation du secteur, précise l‘enquête, notant que la délocalisation pour cause de réductions de coûts devrait également s‘amplifier.

L‘UIT invite les gouvernements à inclure les investissements télécoms dans leurs plans de relance.

“Investir dans la haute qualité, dans des infrastructures abordables, dans l’éducation et le savoir pourrait être le meilleur moyen de sortir de la crise, particulièrement pour les pays développés.”

Version française Catherine Mallebay-Vacqueur

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