Nokia et Sony Ericsson voient une récession longue

lundi 16 février 2009 09h08
 

HESLINKI/BARCELONE (Reuters) - La récession mondiale durera deux ou trois ans et Nokia risque de devoir supprimer de nombreux postes si les conditions continuent de se détériorer, a déclaré son président Jorma Ollila.

Mercredi, le fabricant de téléphones mobiles avait déjà annoncé qu'il cesserait la production sur son site finlandais de Salo, et que son centre de recherche de Jyvaskyla serait fermé.

Interrogé par une chaîne de télévision sur les velléités du groupe de poursuivre les suppressions de postes, en particulier en Finlande, Ollila a répondu: "pour l'instant, nous devons attendre, mais si la situation se détériore, nous devrions sans doute prendre de nouvelles décisions."

"C'est une situation très difficile. La récession est bien plus brutale qu'elle ne semblait l'être il y a encore quelques mois", a-t-il dit avant d'indiquer, qu'à son avis, la récession durerait deux à trois ans.

Hideki Komiyama, dirigeant de Sony Ericsson, quatrième acteur du marché de la téléphonie mobile, partage cette opinion.

"Cette situation est très, très inhabituelle et très sévère", a-t-il dit à Reuters.

"À l'heure actuelle, si on m'interroge sur une reprise à l'échelle mondiale, je pense qu'elle prendra plus de temps que pour une récession normale", a-t-il ajouté.

Brett Youbng à Helsinki et Tarmo Virki à Barcelone, version française Nicolas Delame

 
<p>Pour le pr&eacute;sident de Nokia, Jorma Ollila, la r&eacute;cession mondiale durera deux ou trois ans et le groupe risque de devoir supprimer de nombreux postes si les conditions continuent de se d&eacute;t&eacute;riorer. Hideki Komiyama, dirigeant de Sony Ericsson, quatri&egrave;me acteur du march&eacute; de la t&eacute;l&eacute;phonie mobile, estime que "cette situation est tr&egrave;s, tr&egrave;s inhabituelle et tr&egrave;s s&eacute;v&egrave;re". /Photo d'archives/REUTERS/Bob Strong</p>