12 février 2009 / 11:00 / il y a 9 ans

Capgemini pessimiste pour le 1er semestre

<p>Paul Hermelin, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Capgemini. Le premier groupe de services informatiques europ&eacute;en a enregistr&eacute; une croissance organique et une marge op&eacute;rationnelle sup&eacute;rieures aux attentes en 2008 mais pr&eacute;vient que son chiffre d'affaires pourrait accuser une "l&eacute;g&egrave;re d&eacute;croissance" au premier semestre. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Capgemini a prévenu qu‘il pourrait accuser une décroissance organique de ses ventes allant jusqu’à 2% au premier semestre, tout en espérant enregistrer une marge opérationnelle supérieure à 6,5%.

Le premier groupe de services informatiques européen a enregistré une croissance organique et une marge opérationnelle meilleures qu‘attendu en 2008 et a maintenu son dividende a un euro par action.

L‘action perd 7,92% à 26,05 euros vers 14h15, accusant la plus forte baisse du CAC-40, tandis que l‘indice européen des technologiques, perd 1,2% à la même heure.

“Dans un contexte où le niveau d‘incertitude est particulièrement élevé, le groupe considère qu‘il ne dispose pas d‘une visibilité suffisante au-delà du premier semestre”, précise-t-il dans un communiqué.

“Même si certains s‘agaceront de l‘incapacité de Capgemini à faire des prévisions au-delà du premier semestre, nous pensons que c‘est plus réaliste que des déclarations faites par beaucoup d‘autres groupes”, estime UBS dans une note.

L‘allemand SAP, numéro un européen des progiciels, s’était lui-même refusé fin janvier à toute prévision pour son chiffre d‘affaires de 2009 en raison du manque de visibilité.

Capgemini avait dit en novembre prévoir une croissance organique positive en 2009, avec un rythme de 3 à 4% en début d‘année comme au quatrième trimestre 2008.

“Nous avons perçu dès le mois de janvier une dégradation complémentaire de l‘environnement économique, notamment marqué par un très gros attentisme sur toutes les dépenses qui peuvent être ajustées conjoncturellement”, a déclaré le directeur général Paul Hermelin lors d‘une conférence téléphonique.

Le chiffre d‘affaires dans le conseil, en baisse de 7% en janvier comme au quatrième trimestre, devrait reculer sur l‘ensemble de l‘exercice, a-t-il expliqué lors d‘une conférence de presse, tout en précisant tabler sur une bonne résistance des marges de cette division.

“Selon la situation instantanée du groupe en janvier”, le chiffre d‘affaires de Sogeti (services de proximité) stagne mais ceux de l‘intégration de systèmes et l‘externalisation reculent, a-t-il expliqué.

Il a toutefois souligné que le groupe n‘avait pas enregistré d‘annulation de contrats aux Etats-Unis ou en Europe depuis le début de l‘année et bénéficiait encore d‘une forte “activité commerciale”, notant que la distribution résistait bien.

“BUSINESS MIX” PLUS RÉSISTANT

Paul Hermelin a souligné que le “business mix” du groupe était plus résistant aux aléas conjoncturels, avec 54% de son chiffre d‘affaires dans des activités “résilientes” comme l‘infogérance, ou des secteurs résistants comme l’énergie.

Le secteur public - autre secteur résilient qui comporte notamment des outils d‘aide aux investigations à la police américaine “dignes d‘un feuilleton du dimanche soir” - représentent désormais 26% du chiffre d‘affaires de Capgemini contre 17% en 2001, a noté le directeur général.

La marge opérationnelle ressort à 744 millions d‘euros en 2008, à comparer à un consensus Reuters Estimates de 717 millions, donnant un taux de 8,5%, conforme à l‘objectif du groupe, au-dessus des attentes des analystes (8,2%) et en progression de 1,1 point comparé à 2007.

Le chiffre d‘affaires progresse de 5,0% à taux de change et périmètre constants, contre 4-5% visés par le groupe, à 8,710 milliards contre 8,703 milliards attendus.

Les prises de commandes dans les métiers de conseil, d‘intégration de systèmes et les services de proximité montent de près de 9% à 6,221 milliards d‘euros.

En infogérance, elles ressortent à 3,038 milliards, sans prendre en compte le montant de 1,149 milliard à retrancher à la suite de l’“accord de séparation amiable” conclu fin 2008 avec Energy Future Holdings (EFH), propriétaire du groupe texan d’énergie TXU. Le groupe anticipe un manque à gagner de 184 millions de dollars en 2009 après la perte du contrat.

“Le soutien de l‘infogérance va être limité par l‘absence de nouvelles signatures majeures et l‘arrêt du grand contrat d‘infogérance avec TXU et les reculs attendus chez Schneider et HMRC”, le fisc britannique, estime Natixis Securities dans une note.

Le directeur financier Nicolas Dufourcq a précisé aux analystes que le revenu lié au contrat avec HMRC, baptisé Aspire, devrait être stable en 2009.

Le résultat net part du groupe, dont Capgemini reversera cette année encore un tiers à ses actionnaires, ressort à 451 millions d‘euros contre 440 millions en 2007.

Le groupe, qui affiche une trésorerie nette de 774 millions d‘euros en fin d‘année, n‘a pas l‘intention de procéder à des rachats d‘actions et envisage de “petites acquisitions”, a précisé Nicolas Dufourcq.

Cyril Altmeyer, édité par Jacques Poznanski

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