Capgemini pessimiste pour le 1er semestre

jeudi 12 février 2009 14h46
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Capgemini a prévenu qu'il pourrait accuser une décroissance organique de ses ventes allant jusqu'à 2% au premier semestre, tout en espérant enregistrer une marge opérationnelle supérieure à 6,5%.

Le premier groupe de services informatiques européen a enregistré une croissance organique et une marge opérationnelle meilleures qu'attendu en 2008 et a maintenu son dividende a un euro par action.

L'action perd 7,92% à 26,05 euros vers 14h15, accusant la plus forte baisse du CAC-40, tandis que l'indice européen des technologiques, perd 1,2% à la même heure.

"Dans un contexte où le niveau d'incertitude est particulièrement élevé, le groupe considère qu'il ne dispose pas d'une visibilité suffisante au-delà du premier semestre", précise-t-il dans un communiqué.

"Même si certains s'agaceront de l'incapacité de Capgemini à faire des prévisions au-delà du premier semestre, nous pensons que c'est plus réaliste que des déclarations faites par beaucoup d'autres groupes", estime UBS dans une note.

L'allemand SAP, numéro un européen des progiciels, s'était lui-même refusé fin janvier à toute prévision pour son chiffre d'affaires de 2009 en raison du manque de visibilité.

Capgemini avait dit en novembre prévoir une croissance organique positive en 2009, avec un rythme de 3 à 4% en début d'année comme au quatrième trimestre 2008.

"Nous avons perçu dès le mois de janvier une dégradation complémentaire de l'environnement économique, notamment marqué par un très gros attentisme sur toutes les dépenses qui peuvent être ajustées conjoncturellement", a déclaré le directeur général Paul Hermelin lors d'une conférence téléphonique.   Suite...

 
<p>Paul Hermelin, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Capgemini. Le premier groupe de services informatiques europ&eacute;en a enregistr&eacute; une croissance organique et une marge op&eacute;rationnelle sup&eacute;rieures aux attentes en 2008 mais pr&eacute;vient que son chiffre d'affaires pourrait accuser une "l&eacute;g&egrave;re d&eacute;croissance" au premier semestre. /Photo d'archives/REUTERS/Mal Langsdon</p>