Qimonda réduit la production à Dresde pour faire des économies

mardi 10 février 2009 12h16
 

FRANCFORT (Reuters) - Le fabricant allemand de mémoires Qimonda, qui a déposé son bilan en janvier, a réduit la production sur son principal site européen de Dresde à environ un quart de sa capacité et réaffirmé qu'il devait trouver des investisseurs d'ici la fin mars.

La réduction de la production est destinée à préserver la trésorerie du groupe, explique le responsable du site de Dresde, Frank Pein, dans un communiqué publié mardi.

"Nous sommes convaincus que dans la situation actuelle, l'amélioration fructueuse de la productivité est le meilleur moyen de convaincre des investisseurs potentiels que Qimonda a un avenir", ajoute le directeur financier de Qimonda, Thomas Seifert.

Qimonda a déposé son bilan en janvier, un plan de renflouement de 325 millions d'euros monté par le Land de Saxe, Infineon et des banques n'ayant pu être mis en place.

Le fabricant a annoncé la semaine dernière qu'il allait fermer son unique usine aux Etats-Unis.

L'administrateur judiciaire Michael Jaffe a réaffirmé que Qimonda devait trouver un investisseur d'ici la fin du mois de mars pour qu'il puisse continuer ses activités. En cas d'échec, il risque la liquidation.

"De premières discussions avec des investisseurs potentiels ont été récemment menées ces derniers jours. Toutefois, il est encore trop tôt pour pouvoir se prononcer", a dit Jaffe.

Le magazine économique allemand Wirtschaftswoche rapporte dans son édition de lundi que le fabricant chinois de puces électroniques CSMC serait intéressé par Qimonda et aurait engagé des discussions depuis plusieurs mois.

Nicola Leske, version française Gwénaelle Barzic

 
<p>Le fabricant allemand de m&eacute;moires Qimonda, qui a d&eacute;pos&eacute; son bilan en janvier, a r&eacute;duit la production sur son principal site europ&eacute;en de Dresde &agrave; environ un quart de sa capacit&eacute; et r&eacute;affirm&eacute; qu'il devait trouver des investisseurs d'ici la fin mars. /Photo prise le 23 janvier 2009/REUTERS/Alexandra Beier</p>