Le résultat opérationnel d'Alcatel-Lucent rassure

mercredi 4 février 2009 10h38
 

Par Nathalie Meistermann

PARIS (Reuters) - Alcatel-Lucent gagnait plus de 6% en Bourse après l'annonce de résultats opérationnels rassurants au quatrième trimestre qui font passer au second plan chez les investisseurs la perte nette de 5,2 milliards d'euros accusée en 2008 à la suite de dépréciations.

Vers 10h00, l'action de l'équipementier télécoms, en tête des hausses du CAC 40, gagne 6,35% à 1,5580 euro avec 12,2 millions de titres échangés alors que l'indice européen des télécoms est en repli de 0,31% au même moment.

"Le marché est rassuré par la bonne performance sur le cash et l'opérationnel qui permet de croire à la survie de la société à long terme. Il n'y a pas eu de détérioration de la guidance 2009 et de l'opérationnel", résume Alexander Peterc, analyste chez Exane BNP Paribas en saluant des résultats trimestriels "de bonne facture".

Dans le même esprit, un trader souligne que le marché "regarde surtout l'aspect opérationnel" car "les dépréciations étaient attendues".

En 2008, ces dépréciations d'actifs totalisent 4,7 milliards du fait de la "détérioration drastique de l'économie mondiale" et de la "décision de nous concentrer sur un portefeuille de produits réduit", explique le directeur général, Ben Verwaayen, cité dans le communiqué.

Il s'agit des plus importantes dépréciations jamais passées par Alcatel Lucent, après les 2,9 milliards inscrites en 2007 sur la technologie mobile CDMA héritée de l'américain Lucent.

DÉFICIT SUR LES RETRAITES US

Pour 2009, Alcatel-Lucent a confirmé anticiper un marché des équipements de télécommunications et de services en baisse de 8% à 12% et un résultat d'exploitation ajusté proche de l'équilibre.   Suite...

 
<p>Alcatel-Lucent annonce une perte nette de 5,2 milliards d'euros en 2008 due &agrave; des d&eacute;pr&eacute;ciations massives &agrave; hauteur de 4,7 milliards, les plus importantes jamais pass&eacute;es par l'&eacute;quipementier de t&eacute;l&eacute;communications qui exclut pour l'heure un appel au march&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>