La crise accroît le besoin de télécommunications

vendredi 30 janvier 2009 17h46
 

PARIS (Reuters) - Le secteur des télécommunications n'est pas à l'abri de la conjoncture mais il peut aussi profiter d'une crise qui accroît les besoins de communication et fait naître de nouveaux usages, explique le président de l'institut d'études Idate, Francis Lorentz, dans un entretien à Reuters.

"Les télécoms sont sensibles à ce qui se passe dans l'économie générale", dit-il en refusant le qualificatif d'"acyclique" parfois apposé à l'industrie.

"Mais c'est un secteur qui non seulement n'amplifie pas les crises mais a tendance à les amortir car le besoin de télécommunications n'est pas effacé par les difficultés économiques", explique-t-il.

"Il peut même, dans certains cas, être accru car on économise sur les transports physiques avec les vidéoconférences, par exemple", ajoute Francis Lorentz.

Le président de l'Idate met ainsi en avant l'attrait renouvelé des services pouvant engendrer des économies, à l'image des sites internet de comparaison de prix dont le trafic progresse de 30% à 40% par an, et du commerce électronique qui permet de faire mieux jouer la concurrence.

Selon l'Acsel (Association de l'économie numérique), les transactions sur internet ont progressé de 26% en décembre.

"La crise joue alors un effet d'accélération dans l'adoption de nouveaux modes de consommation, de nouvelles pratiques, analyse Francis Lorentz.

Au plan comportemental, il voit aussi dans le climat d'inquiétude actuel un aiguillon à la communication.

"Les réactions face à la crise conduisent à la diversification des besoins de communication, d'interconnexion, de développement des réseaux sociaux (...) Il y a un phénomène de peur qui joue en faveur d'une hausse des communications", ajoute-t-il.   Suite...

 
<p>Le secteur des t&eacute;l&eacute;communications n'est pas &agrave; l'abri de la conjoncture mais il peut aussi profiter d'une crise qui accro&icirc;t les besoins de communication et fait na&icirc;tre de nouveaux usages, explique le pr&eacute;sident de l'institut d'&eacute;tudes Idate, Francis Lorentz, dans un entretien &agrave; Reuters. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea</p>