La crise pousse aux fusions des spécialistes de semi-conducteurs

vendredi 30 janvier 2009 09h26
 

par Noriyuki Hirata et Sachi Izumi

TOKYO (Reuters) - Les spécialistes japonais des semi-conducteurs sont poussés à fusionner en raison d'un coup de frein brutal à la croissance dans leur secteur d'activité, comme en témoignent les discussions en cours entre Toshiba et NEC.

Selon une personne proche du dossier, Toshiba discute de la fusion d'une partie de ses activités dans les puces avec NEC Electronics, une filiale de semi-conducteurs de NEC.

Selon une autre source, NEC discute également avec Fujitsu d'une fusion de leurs activités dans les semi-conducteurs.

La perspective d'une alliance Toshiba-NEC dans ce domaine n'impressionne guère les investisseurs.

"C'est une union entre perdants", résume Fumiyuki Nakanishi (SMBC Friend Securities). "Même si cela a des effets en termes de réduction des coûts, on peut douter qu'ils puissent sérieusement faire concurrence à leurs rivaux. L'industrie locale des semi-conducteurs semble à l'agonie."

La fusion des semi-conducteurs actifs discrets et semi-conducteurs systèmes de Toshiba avec NEC Electronics donnerait naissance à une opération réalisant un chiffre d'affaires annuel de 1.500 milliards de yens (13 milliards d'euros) sur la base des ventes de l'exercice 2007-2008.

Un tel ensemble dépasserait en CA la division de semi-conducteurs du sud-coréen Samsung Electronics.

Les puces systèmes contrôlent des fonctions électroniques multiples et se présentent comme un réseau de circuits imprimés sur une galette de silicium unique. Les semi-conducteurs actifs discrets sont des puces simples, qui contrôlent des fonctions au sein même de puces intégrées plus grosses.   Suite...

 
<p>Galette de silicium sur une ligne d'assemblage de semi-conducteurs. Les sp&eacute;cialistes japonais du secteur sont pouss&eacute;s &agrave; fusionner en raison d'un coup de frein brutal &agrave; la croissance de leurs d'activit&eacute;, comme en t&eacute;moignent les discussions en cours entre Toshiba et NEC. /Photo d'archives/REUTERS/Lee Jae-Won</p>