Canal+ serait dans le collimateur du Conseil de la concurrence

jeudi 15 janvier 2009 20h44
 

PARIS (Reuters) - Le groupe de télévision payante Canal+ est dans le collimateur du Conseil de la concurrence pour non respect d'engagements pris lors du rachat de TPS en 2006 et concernant une supposée entente avec M6, TF1 et Lagardère, rapporte jeudi la presse française.

Canal+ et TF1 ne font aucune commentaire dans l'immédiat et aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de M6 et de Lagardère.

Selon le Figaro.fr, le Conseil de la concurrence "dénonce le contenu de deux accords signés le 30 août 2006 lors de la fusion entre Canalsat et TPS (...), s'interroge sur une possible entente entre les quatre plus grands groupes audiovisuels français pour la protection des exclusivités tant en matière d'édition de chaînes que de contenus".

Un premier accord demandait à TF1 et M6 "de ne pas éditer des chaînes thématiques payantes premium et/ou de sport et/ou de cinéma", limitant ainsi la surenchère sur l'achat de droits.

Un deuxième accord conclu avec Lagardère prévoyait que les chaînes jeunesse éditées par "Lagardère soit distribuées en exclusivité satellitaire, et sur les réseaux XDSL et XTTS, à l'exclusion du câble par la société groupe Canal+".

Le quotidien La Tribune rapporte, de son coté, la saisine du Conseil par le ministère de l'Economie à propos de Canal+ "soupçonné de ne pas avoir respecté une partie des 59 engagements imposés lors du rachat de son rival TPS en 2006".

Ces soupçons portent notamment sur l'engagement de proposer sept chaînes dont TPS star à tous les distributeurs et sur celui de limiter les exclusivités.

Canal+ est une filiale de Vivendi.

Nathalie Meistermann, édité par Jean-Michel Bélot

 
<p>Le groupe de t&eacute;l&eacute;vision payante Canal+ est dans le collimateur du Conseil de la concurrence pour non respect d'engagements pris lors du rachat de TPS en 2006 et concernant une suppos&eacute;e entente avec M6, TF1 et Lagard&egrave;re, rapporte jeudi la presse fran&ccedil;aise. /Photo d'archives/REUTERS/Jack Dabaghian</p>