14 janvier 2009 / 11:57 / dans 9 ans

France Télécom exclut des méga-acquisitions pour au moins un an

<p>Le pr&eacute;sident de France T&eacute;l&eacute;com, Didier Lombard, exclut toute acquisition majeure pendant au moins un an et pr&ocirc;ne une strat&eacute;gie "dans laquelle vous n'avez rien &agrave; demander aux banques". /Photo prise le 10 d&eacute;cembre 2008/REUTERS/Albert Gea</p>

par Nathalie Meistermann

PARIS (Reuters) - Le président de France Télécom, Didier Lombard, exclut toute acquisition majeure pendant au moins un an et prône une stratégie “dans laquelle vous n‘avez rien à demander aux banques”.

“Est ce vous croyez raisonnablement, en ce moment, dans l’état où sont les marchés que vous êtes capable de faire une grosse opération? En ce moment, c‘est impossible (...) Il y a une espèce de parenthèse de M&A qui est forte”, a-t-il déclaré en marge d‘une conférence de presse sur un accord de diffusion avec France 24 et la radio RFI.

Interrogé sur ses ambitions en Afrique, il a précisé : “Les petites licences, ça, cela peut continuer”. “Les licences, on va continuer à en acheter mais une méga-opération est impossible. Absolument impossible”, a-t-il insisté.

“Tous les fantasmes sur ‘on va recommencer à faire quelque chose’ sont complètement hors de propos”, a-t-il ajouté en réponse à une question sur TeliaSonera qu‘il a renoncé à acquérir avant l’été.

“L‘actualité, elle est gelée pendant un an, un an et demi”, a poursuivi Didier Lombard.

Interrogé sur sa politique en matière de cash, il a souligné qu’“en ce moment toute situation dans laquelle vous n‘avez rien à demander aux banques est la meilleure du monde. Donc nous sommes dans une situation dans laquelle nous ne demandons rien aux banques”.

BONNE VENTE EN TÉLÉPHONIE À NOËL

De même, l‘objectif d‘endettement du groupe - un ratio de dette nette sur MBO inférieur à 2 - “reste gravé dans le marbre”, a-t-il fait savoir. Il a notamment exclu un relâchement des critères d‘endettement dans le prochain plan triennal du groupe qui sera présenté avec les résultats annuels de 2008, le 4 mars prochain.

Didier Lombard s‘est refusé à tout commentaire sur la décision du gouvernement de réserver une partie des fréquences prochainement mises en vente à un nouvel entrant sur le marché de la téléphonie mobile.

“On va voir comment cela va se passer (...) Rien de raisonnable ne peut être dit tant que le modèle n‘est pas stabilisé. On verra après. Pour le moment on ne dit rien”, a-t-il observé.

De même, il a écarté les questions sur les ventes de fin d‘année renvoyant tout commentaire sur la tendance au 4 mars.

En début de semaine, France Télécom a cependant souligné, à propos du marché français de la téléphonie mobile, avoir fait “une très bonne performance à Noël notamment sur le haut de marché grâce à l‘iPhone”, a rappellé une porte-parole en marge de la conférence de mercredi.

Ces déclarations visaient à réagir aux estimations données par Matthieu Cortesse, de l‘institut d’études GFK, au quotidien les Echos du 29 décembre.

“Les ventes de mobiles ont chuté de 18% en volume la première semaine de décembre et de 20% la deuxième par rapport à la même periode l‘année dernière”, disait cet analyste. “Le repli des marchés se faisait sentir depuis octobre mais s‘est nettemment accéléré depuis début décembre”, ajoutait Matthieu Cortesse.

Édité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below