Les chaînes françaises veulent mieux valoriser leur audience web

mardi 30 décembre 2008 13h30
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Les chaînes de télévision françaises vont tenter en 2009 de mieux valoriser leur audience sur internet, relais de croissance naissant dans un marché publicitaire morose, notamment en développant la diffusion de vidéos sur leurs sites.

Après la montée en puissance cette année de la "télévision de rattrapage" (catch-up TV) - qui permet de revoir des programmes qui viennent d'être diffusés -, la plupart de chaînes de télévision multiplieront en 2009 les accords avec les fournisseurs d'accès à internet (FAI).

M6 a lancé en mars "M6 Replay", qui affiche 1,9 million de visiteurs uniques en octobre, selon Médiamétrie, et dix millions de vidéos vues.

"On tablait sur quelques millions de vidéos vues par mois, mais pas cet ordre de grandeur-là", a expliqué à Reuters Gerfaud, directeur général de M6 Web. "On espère équilibrer le service dès 2009 alors que c'était prévu à trois ans".

Il a ajouté qu'une enquête réalisée auprès d'utilisateurs démontrait que M6 Replay ne cannibalisait pas l'audience de l'antenne de M6.

Seule TF1 a choisi de ne pas proposer de "catch-up TV" en tant que telle, même si certaines de ses émissions sont disponibles gratuitement sur son site.

"On considère que certains programmes de TF1 ont une grande valeur et c'est un choix délibéré aujourd'hui que de ne pas les proposer en catch-up", a dit à Reuters Arnaud Bosom, directeur des nouveaux médias et président d'e-TF1.

TF1, qui privilégie son offre de vidéo à la demande (VOD) payante, lancera d'ici la fin du premier trimestre une nouvelle version de son site tf1.fr où la vidéo "sous toutes ses formes" aura la part belle, a-t-il ajouté.   Suite...

 
<p>Les cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision fran&ccedil;aises vont tenter en 2009 de mieux valoriser leur audience sur internet, relais de croissance naissant dans un march&eacute; publicitaire morose, notamment en d&eacute;veloppant la diffusion de vid&eacute;os sur leurs sites. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>