François Fillon approuve le schéma d'extinction de l'analogique

mardi 23 décembre 2008 10h08
 

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre François Fillon annonce avoir approuvé les schémas d'arrêt de la diffusion analogique, prévu le 30 novembre 2011, et de réutilisation des fréquences ainsi libérées, connues sous le nom de "dividende numérique".

"La publication des deux documents au Journal officiel du 23 décembre 2008 (...) marque une étape importante dans le processus de modernisation de la diffusion audiovisuelle et de l'utilisation du patrimoine immatériel de l'Etat que sont les fréquences radioélectriques", souligne Matignon dans un communiqué.

Après Coulommiers (Seine-et-Marne), où le passage au tout numérique est prévu pour février, d'autres opérations pilotes sont prévues à Kaysersberg (Haut-Rhin) et à Cherbourg (Manche). Elles seront suivies fin 2009 et début 2010, par l'arrêt des régions Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et, à l'Ouest, des régions Basse-Normandie, Pays de Loire et Bretagne.

La suite du calendrier, qui se déroulera à partir de la juillet 2010 et concernera également l'outre-mer, sera connue ultérieurement, précise Matignon.

Les fréquences libérées par l'extinction de l'analogique permettront la constitution de 11 réseaux nationaux de télévision numérique terrestre (TNT) et la génération de la télévision en haute définition (HD), souligne Matignon.

Elles faciliteront également la création de deux réseaux de télévision mobile personnelle (TMP) dont le lancement, maintes fois retardé, est attendu en 2009.

Les opérateurs télécoms espèrent en outre obtenir une partie de ces fréquences dites "en or", car elles permettent une couverture étendue du territoire et une bonne pénétration à l'intérieur des bâtiments, notamment afin de pouvoir développer l'internet mobile à très haut débit.

Cyril Altmeyer. Edité par Jacques Poznanski

 
<p>Fran&ccedil;ois Fillon a approuv&eacute; les sch&eacute;mas d'arr&ecirc;t de la diffusion analogique, pr&eacute;vu le 30 novembre 2011, et de r&eacute;utilisation des fr&eacute;quences ainsi lib&eacute;r&eacute;es, connues sous le nom de "dividende num&eacute;rique". /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard</p>