December 21, 2008 / 6:16 PM / 9 years ago

Warner Music exige le retrait de YouTube de ses vidéos musicales

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Chad Hurley (&agrave; gauche) and Steve Chen, cofondateurs de YouTube. La maison de disques Warner Music exige du site de partage de vid&eacute;os en ligne le retrait de tous les clips musicaux d'artistes sous contrat avec elle, apr&egrave;s l'&eacute;chec des n&eacute;gociations entre les deux groupes. /Photo d'archives/Philippe Wojazer</p>

par Yinka Adegoke

NEW YORK (Reuters) - Warner Music exige du site de partage de vidéos en ligne YouTube le retrait de tous les clips musicaux d'artistes sous contrat avec la maison de disques, après l'échec des négociations entre les deux groupes.

Cette décision, annoncée samedi, pourrait concerner des centaines de milliers de vidéos musicales puisqu'elle s'applique non seulement aux artistes en contrat avec Warner Music mais aussi aux chansons dont la maison de disques détient les droits à travers sa filiale Warner/Chappell, qui comprend de nombreux artistes qui ne sont pas sous contrat avec un des labels de Warner.

Les négociations ont achoppé samedi matin, la Warner réclamant une part plus élevée des colossaux bénéfices potentiels tirés de l'audience du site.

"Nous ne pouvons tout simplement pas accepter des conditions qui n'indemnisent pas convenablement et équitablement les artistes, compositeurs, labels et éditeurs à la hauteur de ce qu'ils apportent", a déclaré Warner dans un communiqué.

Le site internet YouTube, très populaire, a enregistré aux Etats-Unis, et pour le seul mois d'octobre, plus de 100 millions de visiteurs, selon comScore, qui mesure les audiences sur internet.

Warner Music, qui produit entre autres les Red Hot Chili Peppers et le rappeur T.I., a été le premier grand groupe de l'industrie du divertissement à négocier un accord avec YouTube en 2006. Ses dirigeants estiment que l'accord a donné une légitimité au site avant son rachat par Google pour 1,65 milliard de dollars.

Selon les termes de l'accord de 2006, Warner, Universal Music et Sony Music ont pris de petites participations dans YouTube et en ont tiré profit quand Google a finalisé l'acquisition.

Habituellement, les maisons de disques reçoivent une part des revenus publicitaires attachés à chaque vidéo, en plus d'un versement à chaque visionnage.

Mais une source proche des négociations avec Warner Music a déclaré que les montants que la maison de disques recevaient de YouTube étaient "astronomiquement faibles". Les responsables de YouTube n'ont pas pu être joints pour un commentaire.

Ces derniers ont largement consacré l'année 2008 au développement des revenus tirés du site pour satisfaire leurs fournisseurs de contenus.

"Malgré nos efforts constants, il n'est pas toujours possible de maintenir des accords innovants", a déclaré YouTube dans un communiqué publié sur son blog à propos des difficultés liées aux droits d'auteur. "Parfois, si nous ne pouvons pas parvenir à conditions acceptables économiquement, il faut mettre un terme à des partenariats fructueux."

YouTube a également signé des accords avec Universal Music Group (Vivendi), Sony Music Entertainment et EMI Music. La décision de Warner pourrait les inciter à demander à leur tour des pourcentages plus élevés.

Ces requêtes pourraient mettre YouTube dans une position délicate alors que le site internet tente de trouver un juste équilibre entre les sommes versées à ses fournisseurs de contenus, y compris des groupes d'audiovisuel et de cinéma, et les investissements nécessaires au fonctionnement du site.

Yinka Adegoke, version française Mathilde Gardin

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