Echec du projet de rachat de l'opérateur canadien BCE

jeudi 11 décembre 2008 13h03
 

NEW YORK (Reuters) - Le rachat du premier opérateur télécoms canadien BCE par un certain nombre de fonds d'investissement a échoué jeudi, les candidats à l'acquisition ayant fait savoir qu'une condition essentielle relative à la solvabilité du groupe, n'était pas respectée.

Pour que l'accord soit valable, il fallait notamment qu'un expert reconnu donne son avis sur la solvabilité de l'opérateur. Or, le commissaire aux comptes de BCE, le cabinet KPMG, a souligné que l'opérateur ne passerait pas le test de solvabilité compte tenu du montant de sa dette, soulignent les candidats à l'acquisition dans un communiqué.

Selon le plan qui avait été monté il y a près de 18 mois, une époque économiquement et financièrement plus favorable, BCE devait être racheté sur la base de C$42,75 par action soit 34,8 milliards de dollars canadiens (27,8 milliards de dollars).

Le principal acquéreur, Teachers Private Capital, la caisse de retraite des enseignants de l'Ontario, aurait obtenu 52% du capital. Elle s'était associée avec les fonds de capital-investissement américain Providence Equity, Madison Dearborn et Merrill Lynch Global Private Equity.

BCE a fini mercredi à 23,02 dollars canadiens à la Bourse de Toronto.

Les banques garantissant l'opération, Citigroup, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et Toronto-Dominion Bank, avaient ensemble accepté de fournir un financement de 34,35 milliards de dollars américains.

L'affaire pourrait se terminer devant les tribunaux sur la question d'une éventuelle indemnité de rupture de C$1,2 milliard après la non conclusion de la promesse de vente.

L'opération BCE constituait aussi une large part du marché de la dette lié aux achats en LBO (Leveraged Buyout).

Plusieurs projets de LBO ont échoué ces derniers temps. Parmi ceux-ci, le rachat du fabricant d'équipements audio Harman et du groupe de location United Rentals. La reprise du chimiste Huntsman par un fonds Apollo est incertain.   Suite...

 
<p>Le rachat du premier op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;coms canadien BCE (Bell Canada Entreprises) par un certain nombre de fonds d'investissement a &eacute;chou&eacute;, les candidats &agrave; l'acquisition ayant fait savoir qu'une condition essentielle relative &agrave; la solvabilit&eacute; du groupe, n'&eacute;tait pas respect&eacute;e. /Photo prise le 21 mai 2008/REUTERS/Shaun Best</p>