Le virus Koobface prend pour cibles les utilisateurs de Facebook

vendredi 5 décembre 2008 00h04
 

BOSTON (Reuters) - Les 120 millions d'utilisateurs de Facebook sont menacés par un virus du nom de "Koobface" qui se sert du système de messagerie du réseau pour infecter les ordinateurs avant de tenter de recueillir des informations sensibles telles que les numéros de carte de crédit.

"Quelques autres virus ont tenté de se servir de Facebook de manière similaire pour se propager", explique Barry Schnitt, porte-parole de Facebook dans un courriel, ajoutant qu'un "très petit pourcentage d'utilisateurs ont été affectés par ces virus".

"C'est en hausse", note Craig Schmugar, chercheur chez McAfee Inc.

Koobface se propage en envoyant des courriels aux amis de personnes dont l'ordinateur a été infecté. Les messages portent des titres tels que "Regarde comme tu es génial dans ce nouveau film" et il dirigent les destinataires sur un site où on leur demande de télécharger ce qui est présenté comme une version actualisée du Flash player d'Adobe.

En cas de téléchargement, l'ordinateur est infecté et il dirige les utilisateurs sur des sites contaminés lorsqu'ils tentent d'utiliser des moteurs de recherche tels que Google, Yahoo, MSN et Live.com, selon McAfee.

MySpace, propriété de News Corp a été affecté en août par une version de Koobface et il s'est servi d'un système de sécurité pour l'éradiquer, a indiqué une porte-parole de la compagnie. Le virus n'est pas réapparu depuis, a-t-elle ajouté.

Facebook conseillé à ses membres d'effacer les courriels contaminés et il diffuse sur www.facebook.com/security des instructions sur la manière de nettoyer les ordinateurs infectés.

Jim Finkle, version française Nicole Dupont

 
<p>Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Les 120 millions d'utilisateurs de la plateforme communautaire sont menac&eacute;s par un virus du nom de "Koobface" qui se sert du syst&egrave;me de messagerie du r&eacute;seau pour infecter les ordinateurs avant de tenter de recueillir des informations sensibles telles que les num&eacute;ros de carte de cr&eacute;dit. /Photo prise le 23 juillet 2008/REUTERS/Kimberly White</p>