Infineon chute en Bourse après des prévisions sombres

mercredi 3 décembre 2008 16h25
 

par Nicola Leske

NEUBIBERG, Allemagne (Reuters) - Le fabricant allemand de semi-conducteurs Infineon, atteint plus sévèrement que prévu par la crise, a prévenu que ses perspectives déjà moroses pour 2009 pourraient encore se dégrader si sa filiale Qimonda faisait faillite ou s'il ne parvenait pas à réduire ses coûts.

Le groupe allemand, qui pâtit de la baisse de la demande des constructeurs automobiles et des difficultés de Qimonda, spécialiste des mémoires, s'attend à une perte d'exploitation hors exceptionnels et à une baisse de 15% au moins de son chiffre d'affaires en 2009 et évoque la possibilité d'une augmentation en capital.

A la Bourse de Francfort, l'action est en chute libre en milieu d'après-midi, perdant plus d'un tiers de sa valeur, à 1,035 euro.

Infineon a publié en début de journée un résultat largement inférieur aux attentes au titre du quatrième trimestre de son exercice fiscal, clos fin septembre, et il est pour la première fois revenu sur son engagement de trouver une solution pour Qimonda d'ici février.

Son concurrent STMicroelectronics, premier fabricant de semi-conducteurs européen, a réduit ses perspectives de bénéfice et de chiffre d'affaires pour le quatrième trimestre la semaine dernière, invoquant un ralentissement dans les segments de la téléphonie sans fil, automobile et périphériques d'ordinateurs.

QIMONDA, "ÉPÉE DE DAMOCLÈS"

Le marché des semi-conducteurs est engorgé et Infineon, numéro un européen des puces pour le secteur automobile, a tenté de trouver la parade en mettant en oeuvre un programme de réduction des coûts censé lui permettre d'économiser plus de 200 millions d'euros d'ici la fin de son exercice fiscal 2009.

Pour l'analyste Heino Ruland, de Frankfurt Finanz, Infineon n'a plus guère de possibilités de réduire les coûts.   Suite...

 
<p>Le pr&eacute;sident du directoire d'Infineon, Peter Bauer. Le fabricant de puces allemand s'attend &agrave; une perte d'exploitation et &agrave; une forte baisse de son chiffre d'affaires en 2009, en raison essentiellement d'une baisse de la demande des constructeurs automobiles. /Photo prise le 3 d&eacute;cembre 2008/REUTERS/Michael Dalder</p>