Meetic veut être N°1 européen du "matchmaking"

mardi 25 novembre 2008 17h44
 

par Baptiste Cordier et Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Meetic veut devenir le leader européen des rencontres ciblées sur Internet ("matchmaking") à l'horizon 2011, a déclaré mardi Marc Simoncini, le P-DG du site de rencontres.

Après une année 2008 marquée par des investissements publicitaires supplémentaires, Meetic va accroître en 2009 ses marges sur son activité historique des rencontres ("dating"), a-t-il ajouté au cours d'une interview accordée à Reuters.

Avant de devenir mature d'ici cinq ans, le marché naissant du "matchmaking" devrait représenter 150 millions d'euros en Europe (dont un tiers rien qu'en Allemagne), contre 300 millions d'euros pour le "dating", a estimé Marc Simoncini.

Le "match making", où les utilisateurs se voient proposer des profils en fonction de leurs affinités, constitue donc un relais de croissance pour Meetic, qui détient déjà dans l'activité "dating" une part de marché de 60% en France et d'environ 25% au Royaume-Uni.

Ce nouveau produit utilisera d'ailleurs la notoriété de la marque Meetic et pourra répondre au besoin d'une clientèle utilisant jusqu'alors très peu les sites du groupe. Fin septembre, Meetic comptait 700.000 abonnés payants.

Avec 2,7 millions d'euros de facturation au lancement de l'activité au troisième trimestre en France, les premiers résultats du "matchmaking" sont encourageants, a estimé Marc Simoncini.

Au premier trimestre 2009, le groupe va aussi lancer une version avec sélection à l'entrée (Meetic VIP) ainsi qu'un réseau social sur internet avec des extensions sur téléphone mobile (Peexme).

Vioo.fr, le portail interactif féminin lancé en juillet, a quant a lui été "mis au frigo" et les investissements ont été réduits au strict minimum, a déclaré Marc Simoncini.   Suite...

 
<p>Marc Simoncini, le P-DG de Meetic, affirme que le site de rencontres veut devenir le leader europ&eacute;en des rencontres cibl&eacute;es sur Internet ("matchmaking") &agrave; l'horizon 2011. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>