Qimonda se dit dans une situation "très grave"

mardi 11 novembre 2008 12h10
 

FRANCFORT (Reuters) - La situation du fabrication de semi-conducteurs Qimonda est "très grave", a déclaré un porte-parole de la société, en soulignant la chute continue des prix des mémoires informatiques DRAM, l'une de ses principales activités.

Les craintes sur l'avenir de Qimonda, lourdement déficitaire, pèsent sur le cours de Bourse de sa maison mère Infineon, qui cédait plus de 8% en fin de matinée à Francfort.

Infineon cherche un repreneur pour sa participation de 77% dans Qimonda depuis qu'il a scindé et coté celle-ci en 2006, justement dans le but de réduire son exposition au marché très cyclique et volatil des mémoires.

Qimonda, qui doit publier le 1er décembre ses résultats trimestriels, a subi d'importantes pertes au cours des derniers mois en raison de la chute des prix des DRAM, utilisées principalement dans les ordinateurs individuels, le marché souffrant de surproduction.

Le mois dernier, la société a annoncé son intention de supprimer 3.000 emplois et de fermer l'an prochain deux usines, une en Virginie aux Etats-Unis, l'autre à Dresde en Allemagne.

Depuis les premiers signes de retournement du marché des DRAM début 2007, il avait auparavant dit vouloir réduire ses effectifs de 10% - soit de 1.350 postes - et diminuer de moitié ses investissements.

Le plan de restructuration vise à réduire les coûts annuels de 450 millions d'euros environ.

Depuis son introduction à la Bourse de New York en 2006, Qimonda a vu sa capitalisation s'effondrer de 99%. L'action ne vaut plus que 12 cents, contre 8,88 dollars il y a un an.

Nicola Leske, Tyler Sitte et Jens Hack, version française Marc Angrand

 
<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Qimonda, Kin Wah Loh. Selon un porte-parole de la soci&eacute;t&eacute;, la situation du fabrication de semi-conducteurs est "tr&egrave;s grave", en raison de la chute continue des prix des m&eacute;moires informatiques DRAM, l'une de principales activit&eacute;s de Qimonda. /Photo prise le 20 mai 2008/REUTERS/Kiyoshi Ota</p>