3 novembre 2008 / 11:17 / il y a 9 ans

Altran ne ressent pas d'impact de la crise, manque de visibilité

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Altran ne ressent pas encore d‘impact négatif de la crise malgré les difficultés de certains secteurs comme l‘automobile, déclare son directeur financier Eric Albrand, tout en soulignant l‘absence de visibilité pour 2009.

La société de conseil en hautes technologies a réalisé une croissance organique de 3,5% au troisième trimestre avec un chiffre d‘affaires de 394,6 millions d‘euros, à la faveur de nouveaux budgets de conseil.

“Il n‘y a toujours pas de changement dans les tendances que nous avons constatées dans les derniers mois, ni bonne surprise, ni mauvaise surprise”, a-t-il dit lors d‘une conférence téléphonique avec les analystes. “En volumes, il n‘y a pas de changement important en octobre”.

Eric Albrand a confirmé anticiper une amélioration de la marge opérationnelle courante du groupe au second semestre comparé aux 7,6% de la période correspondante pour 2008. Le groupe se borne cependant à prévoir la poursuite de sa croissance cette année, sans l‘ambition d‘enregistrer “un rythme au moins comparable à celui du marché” affichée fin août lors de la publication de ses semestriels.

“Cela reflète clairement l‘environnement incertain dans lequel nous nous trouvons. Il est difficile d‘avoir une bonne visibilité”, a observé Eric Albrand. “Jusqu’à maintenant, notre croissance se poursuit et nous allons essayer de maintenir cette tendance”.

Les analystes s‘attendent à un ralentissement des dépenses en services informatiques dès le quatrième trimestre à la suite de l‘aggravation de la crise économique.

Altran, dont la croissance organique ressort au troisième trimestre à 6,4% en France et à 2,8% à l‘international, s‘adjuge 3,06% à 4,04 euros vers midi, surperformant l‘indice paneuropéen des technologiques en hausse de 1,75%.

PRUDENCE SUR LES EMBAUCHES ET LES SALAIRES

Eric Albrand a précisé qu‘Altran n‘avait pas encore ressenti l‘impact des réductions de dépenses décidées par des constructeurs automobiles comme Renault face au recul des ventes de voitures.

“Nous verrons quel sera l‘impact, mais jusqu’à maintenant, nous n‘avons pas encore constaté de tendance négative importante dans l‘automobile”, a-t-il dit.

Il a toutefois précisé que le groupe se montrerait “plus prudent” en termes d‘embauches et d‘augmentations de salaires dans l‘environnement actuel.

“Nous allons être très réactifs afin d‘adapter notre base de coûts direct au niveau de chiffre d‘affaires, ce qui signifie adapter nos tendances d‘embauches à l‘activité réelle et non pas aux anticipations à long terme”, a-t-il expliqué.

Il a affiché la même prudence concernant d’éventuelles acquisitions, excluant des opérateurs de grande ampleur.

“Nous sommes plus centrés sur des petites et moyennes acquisitions afin d‘acquérir de nouveaux contenus ou pénétrer de nouveaux segments du marché ou gagner de nouveaux clients”, a dit Eric Albrand. “Nous sommes très pragmatiques et très prudents concernant le prix que nous devons payer dans un environnement qui est très incertain”.

Avec la contribution de Matthias Blamont, édité par Jacques Poznanski

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